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''C’est une grande manigance'', les salariés de C’Services à Forbach dénoncent une fermeture orchestrée par le gérant 

''C’est une grande manigance'', les salariés de C’Services à Forbach dénoncent une fermeture orchestrée par le gérant 

Le 22 septembre, la société spécialisée dans le transport de colis de presse et de médicaments C’Services basée à Forbach a été déclarée en liquidation judiciaire. Le 1er septembre, une autre entreprise a été créée à Carling. Elle a récupéré l’activité et une partie des salariés. Une dizaine d’anciens salariés, qui n’ont pas été embauchés par la nouvelle société, dénoncent une grande manigance.

« C’est un projet préparé de longue date »

Il y a quelques jours, les 49 salariés de la société C’services ont appris la nouvelle : l’entreprise est en liquidation judiciaire. Pour cet employé, même si depuis des semaines des rumeurs circulaient, c’est la douche froide.

À aucun moment on est informé. On nous ment, on nous fait espérer et au final on reste pantois devant la situation.

Selon les chauffeurs, l’activité est là, l’entreprise tournait et ils ne comprennent pas cette fermeture du jour au lendemain. Selon le gérant, Constant Casagrande, la situation n’était pas si stable que ça ces derniers mois.

Il y a eu des augmentations de gasoil, il y a eu un contrat qui n’a pas abouti à un moment donné où avait investi dans pas mal de poids-lourds, il y a eu des difficultés à recruter des chauffeurs poids-lourds, il y a eu une accumulation et le Covid n’a rien arrangé.

Mais finalement, pour ces salariés mécontents, le problème est ailleurs. Ils ont découvert que l’activité, les véhicules, les clients et une partie des salariés avaient été récupérés par une nouvelle société basée à Carling.

C’est une grande manigance, c’est un projet qui est préparé visiblement de longue date et notre grosse interrogation c’est sur quelle base la nouvelle société a repris une partie des salariés ? Parmi les personnes qui restent sur le carreau il y a des pères de familles, il y a des gens qui ont 4, 5, 7 ans d’ancienneté et on apprend que dans cette nouvelle société ils reprennent des employés qui ont un, deux ou trois mois d’ancienneté. Des jeunes avec très peu d’expérience au niveau du permis de conduire donc sur quels critères se sont-ils basés juridiquement pour récupérer ces employés et pourquoi les autres ont été mis de côté ? On a tous œuvré ces dernières années dans le bon sens. On était là à l’heure, on faisait notre travail correctement, pour se faire remercier de la sorte aujourd’hui comme des mal propres on a l’impression qu’on est de la merde.

Pour Constant Casagrande, le choix a été fait en fonction de la demande des clients. 23 des anciens salariés ont été embauchés par la jeune entreprise de Carling.

C’est le client pour qui on roulait qui a dit à la société qui a repris l’activité qu’il ne voulait pas les voir sur les quais parce que ces messieurs ils venaient au travail en tong au lieu d’avoir des chaussures de sécurité, un jour ils scannaient les caisses, un jour ils ne scannaient pas … c’était selon leur envie, selon leur humeur.

Une situation qui s’est dégradée avec le temps

La communication semble définitivement rompue entre le gérant et les salariés laissés sur la touche qui affirment avoir pourtant tout fait pour faire tourner correctement l’entreprise malgré une gérance qu’ils qualifient de « management par la peur ». Ce salarié nous parle de la fois où un chauffeur a un jour suggéré de créer un syndicat.

Tout de suite le salarié en question a été contacté et là ça a été des menaces sur le licenciement de son fils qui venait de rentrer dans la société. C’est un gérant qui gère en criant, il n’y aucun dialogue possible. C’est « faîtes ce que je dis et si vous n’êtes pas contents la porte est ouverte ». C’est le discours qu’on a souvent entendu.

Les anciens salariés dénoncent aussi des retards dans les salaires, des heures supplémentaires pas payées ou encore des arrangements financiers assez louches notamment avec les chauffeurs de poids-lourds.

Il m’a été confirmé qu’avec leur propre carte bancaire ils devaient avancer les frais des pleins de gazole, des paiements de péage et qu’à la suite de leur poste ils devaient passer au bureau avec les factures pour se faire rembourser en cash.

Avec la liquidation judiciaire, les anciens salariés de C’Services n’espèrent pas une compensation financière mais comptent tout de même lancer des poursuites pour dénoncer les agissements de leur ancien employeur.

Camille Bazin

| mardi 13 octobre 2020 à 14:14 - Mise à jour le 14 octobre 2020 à 08:42

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