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Euro-Dieuze Industrie : un futur pilier du recyclage des batteries de véhicules électriques

Euro-Dieuze Industrie : un futur pilier du recyclage des batteries de véhicules électriques

Euro-Dieuze Industrie a vu le jour dans les années 1990. Le site, qui était géré par un indépendant, avait pour spécialité le recyclage des piles alcalines et salines.

Une entreprise en pleine croissance

Dans les années 2000 Veolia a repris cette entreprise et a développé de nouveaux concepts, de nouvelles technologies mais aussi de nouvelles filières pour pouvoir traiter aussi les batteries lithium-ion des téléphones portables mais aussi maintenant les batteries de véhicules électriques.

L'année dernière, malgré la crise sanitaire, le travail est en pleine croissance comme nous l'affirme Pascal Muller, président de l’usine et directeur régional de l’activité recyclage du déchet dangereux chez Veolia.

Le vrai sujet était la croissance de l'activité lithium-ion, en particulier celle du véhicule électrique et celle du portable. On aura traité l'année dernière, sur ce site-là, un peu plus de 6 000 tonnes de piles et batteries toutes confondues, et à peu près 2 000 tonnes de piles et batteries lithium-ion dont 1 000 tonnes provenant de véhicules électriques.

Miser sur l'avenir des batteries de véhicules électriques

Euro-Dieuze Industrie va pouvoir se développer grâce aux batteries de véhicules électriques. Depuis 10 ans, le groupe Veolia travaille sur son recyclage puisque cela fait autant d'années qu'elles ont été mises sur le marché. Leur durée de vie est d'une dizaine d'années. Aujourd'hui, bonne nouvelle, un consortium entre Veolia, Solvay et Renault a été trouvé pour mettre en place un écosystème circulaire des métaux issus des batteries électriques en Europe. 

C'est l'aboutissement d'un travail qu'on mène depuis très longtemps. D'un côté avec Renault, qui est un client historique de ce site avec qui on a travaillé en étroite collaboration depuis maintenant beaucoup d'années, et puis, de l'autre côté avec Solvay, avec lequel depuis presque maintenant 2 ans, on construit un modèle permettant de repartir avec les sous-produits issus des traitements des batteries de véhicules électriques vers le précurseur chimie.

Ce site, dans le Saulnois, qui est quasi-unique en France, a été choisi pour développer une installation pilote de filière pré-industrielle.

C'est que ce site, ici, se développe pour faire les premières étapes du traitement avec toutes les opérations de démantèlement, de mise en sécurité et de broyage, pour produire cette fameuse black-masse qui contient les métaux stratégiques : le cobalt, le nickel, le lithium. Ces blacks-masse vont être envoyés sur un site du groupe Veolia au Nord de Metz où on va faire toute l'opération chimique permettant d'extraire ces différents métaux, et ensuite, ces métaux, qui ont une pureté relative, c'est là qu'effectivement le groupe Solvay entre en jeu pour affiner ces matières et refaire des précurseurs chimiques pour re-fabriquer des nouvelles batteries.

La croissance va être significative pour Euro-Dieuze Industrie. Le site devrait s'agrandir et embaucher, mais pour le moment aucune information n'a été dévoilée. Le but final est d'avoir une part importante du marché en Europe. Actuellement, on sait juste que Veolia cherche à augmenter la capacité d'acceptation de produits sur ce site.

Pour Jean Rottner, président de la région Grand-Est, c'est une belle opportunité pour le territoire et il s'agit là, pour lui, d'un nouveau pas vers l'écologie.

Vous serez peut-être plus enclin à acheter une voiture électrique, à ne pas vous poser la question de savoir si l'on est encore en nécessité d'extraire des métaux rares de l'autre côté de la planète, parce que cela aura été traité près de chez vous, dans un circuit court, de manière intelligente, avec des industriels nationaux qui ont eu l'intelligence justement de s'associer pour trouver et extraire des batteries actuelles du cobalt, du nickel, du lithium... C'est une intelligence, je crois, qu'il faut défendre. C'est de la création de valeurs, de la création d'emplois.

En attendant cette évolution, Euro-Dieuze Industrie continue à investir.

La dernière nouveauté qu'on a apporté ici, c'est l'unité de séparation des différents métaux par voie mécanisée provenant des broyats de batteries de véhicules électriques. C'est un investissement de plusieurs centaines de milliers d'euros qui permet d'upgrader encore la qualité des matières et d'obtenir des premiers co-produits métalliques valorisables.

Cédric Kempf

| lundi 22 mars 2021 à 05:29

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