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Capacité, convivialité, conditions de travail :
Les enjeux de la nouvelle UMD de Sarreguemines

Capacité, convivialité, conditions de travail :
Les enjeux de la nouvelle UMD de Sarreguemines

En septembre prochain, la nouvelle UMD du Centre Hospitalier spécialisé de  Sarreguemines ouvrira ses portes. Un endroit qui a été pensé pour être plus chaleureux, et casser l’image négative de la psychiatrie.

Le CHS de Sarreguemines va s’inscrire un peu plus comme le premier centre de France. En septembre, le lieu accueillera une nouvelle unité pour malades difficiles qui permettra d’augmenter sa capacité de 18 lits. Le docteur Bruno Scheifler, praticien hospitalier et chef de pôle présente l'endroit : 

C’est une unité qui est destinée à accueillir 36 patients avec trois sous-unités de 12 lits. L’une d’entre elles étant destinée à l’accueil des femmes qui présentent un signe de dangerosité.

Cet accueil sera une première pour le CHS de Sarreguemines. En parallèle, une unité sera destinée aux personnes présentant des troubles du comportement sexuel. Une autre permettra l’accueil de patients très jeunes.

Pour Jean-Claude Kneib, directeur des hôpitaux de Sarreguemines, ce chantier avait une grande importance :

Certains bâtiments étaient très anciens, dataient de la période d’après-guerre. Et nous avons dû mener une réflexion en vue de rénover ce bâtiment. La conclusion a été que plutôt que de reconstruire sur l’existant, il fallait démolir les bâtiments anciens. Et donc aujourd’hui on construit un nouveau bâtiment et en même temps on rénove de manière à avoir une architecture différente, plus ouverte. Afin que nos patients aient des conditions de vie qui soient les meilleures possibles et que les personnels aient des conditions améliorées par rapport à celles qu’ils ont aujourd’hui.

Pour 36 lits, ce sont 50 soignants qui sont présents.

Chaque sous-unité est équipée d'une chambre d'isolement.

36 lits, trois sous-unités

Les patients, qui peuvent être dangereux pour eux-mêmes ou pour autrui, sont accueillis pour six mois renouvelables.

Tout l’enjeu de ce chantier est de construire un lieu commun entre malades et personnels soignants. Michel Geoffroy est l'architecte en charge du projet.

Notre idée dans un premier temps, c’était déjà d’assurer une surveillance aisée pour le personnel. L’important c’était d’avoir cette cohabitation dans un lieu baigné de lumière naturelle. Et après la sécurité bien évidemment à laquelle il faut penser, l’évasion qui peut être possible.

Les murs et plafonds sont en béton, les chambres sont équipées de systèmes de fermeture. Tout est construit afin que rien ne puisse être détruit ou puisse blesser.

Mais le lieu se veut aussi plus agréable. De grandes fenêtres pour laisser passer la lumière, des lieux de vie commun. En visite la semaine dernière, Nicole Trisse est satisfaite du résultat :

Tout a été conçu pour le patient, même s’il est dans une unité pour malades difficiles. Et je crois que mettre de l’humanité en psychiatrie me paraît une évidence.

Des couleurs et des courbes pour apaiser

Mettre de l’humanité, apporter de la sérénité dans un lieu où les malades peuvent se sentir en retrait du reste du monde, telle était l'un des enjeux dans la construction de la nouvelle UMD. La députée se souvient d'une époque où elle était en stage auprès d'une assistance sociale à Sarreguemines.

Un jour j’ai été amenée à venir dans le quartier haute sécurité. Et je me souviens qu’il y avait une notion très carcérale. C’était de l’acier, des barreaux, des fenêtres hautes. Des couloirs moins larges, plus haut. Ce n’était pas cette couleur-là. Il y avait une impression carcérale alors que là ce n'est pas le cas. Et c’est bien car c’est très apaisant.

     

Car rien n’est laissé au hasard. A commencer par les couleurs des murs.

C’est un travail qui a été fait avec le personnel soignant aussi. On a cherché des couleurs qui apaisent. Pas le blanc dans sa plus grande dimension car ça a toujours un côté oppressant et une connotation hospitalière. On a travaillé avec des couleurs chaudes et claires. Quelque chose qui apaise. 

Et la construction même a été pensée pour les patients et soignants. Tout en courbe et en largeur.

Déjà le fait que vous soyez dans une courbe, ça permet de vous positionner, vous, au centre de la courbe et de pouvoir avoir une vue à 380 degrés. Donc les 13 résidents que vous avez dans votre établissement, vous les voyez en une seule fois. La deuxième chose c’est que la courbe est moins anxiogène que les lignes droites. En tout cas c’est notre sentiment. Et le fait que ce soit courbé est beaucoup moins agressif.

Avec cette unité, le CHS de Sarreguemines retrouvera la première capacité d'accueil de France.

Laurie Veyrier

| mercredi 7 avril 2021 à 06:49 - Mise à jour à 07:42

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