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Je suis bénévole (ep.4) : ''Quand il faut défendre quelque chose auquel je crois, j’y vais''

Je suis bénévole (ep.4) : ''Quand il faut défendre quelque chose auquel je crois, j’y vais''

Suite et fin de notre série de reportages consacrée aux bénévoles. Ces petites mains, ces personnes de l’ombre sans qui les associations ne pourraient pas exister.

Pour ce quatrième numéro, nous nous sommes rendus à Valmont pour rencontrer Jacques Lagabrielle. À 68 ans, ce passionné de biodiversité et de nature depuis tout petit a une retraite bien occupée. « Mon plaisir, c’est la connaissance » nous dit-il, de quoi annoncer la couleur.

Un amoureux de la terre et une soif d’apprendre

Ancien négociant en matériaux de construction, Jacques Lagabrielle a consacré une grande partie de sa vie à son travail et à son entreprise. Ce n’est qu’après 40 ans qu’il a décidé de revenir à ses passions.

Son N°1 - Je suis bénévole (ep.4) : ''Quand il faut défendre quelque chose auquel je crois, j’y vais''

À partir d’un certain moment, quand le nid est à peu près correctement fait, on peut commencer à regarder un peu ailleurs. On a toutes ces passions de jeunesse qui vous paraissent importantes qui ressurgissent. Donc moi, j’ai eu un peu ce déclic-là vers 40 ans avec la découverte des orchidées sauvages de notre région.

Jacques intègre alors la Société Française d'Orchidophilie et le Gecnal pour en apprendre un peu plus sur les plantes de notre région.

Son N°2 - Je suis bénévole (ep.4) : ''Quand il faut défendre quelque chose auquel je crois, j’y vais''

Et puis ça part, quand on s’intéresse, on travaille, on bosse. J’ai évolué, je me suis intéressé à plein de trucs. J’ai étudié les diatomées, j’ai étudié les pollens, je suis curieux.

Que ce soit sur le terrain ou avec des dossiers entre les mains, le sexagénaire passe des heures à étudier.

Son N°3 - Je suis bénévole (ep.4) : ''Quand il faut défendre quelque chose auquel je crois, j’y vais''

Mon plaisir, c’est la connaissance. Pour bien aimer quelques choses, il faut bien les connaître. Et quand on connaît bien les choses, on comprend la complexité et la fragilité des choses et moi, c’est ça qui m’intéresse.

De la connaissance vers le militantisme

Et c’est d’ailleurs sa curiosité qui va pousser Jacques vers le militantisme. Il se bat notamment aux côtés de l’association CLCV pour faire reconnaître la responsabilité de l’Etat concernant les affaissements de terrains à Rosbruck. Plus récemment, il s’est également engagé auprès de l’association APEL57, une association qui met en garde contre l’exploitation du gaz de couche de charbon en Moselle-Est.

Son N°4 - Je suis bénévole (ep.4) : ''Quand il faut défendre quelque chose auquel je crois, j’y vais''

Je me suis intéressé à ça parce que j’ai trouvé cette communication scandaleuse. Ce côté, on fait notre petit business entre nous et puis les autres, ce sont des cons, ça moi je n’aime pas. J’ai fait partie des commissions en préfecture pour donner mes opinions, j’ai fait des courriers aussi pour donner mes opinions.

Se lancer dans un tel dossier n’est pas à la portée de tous, Jacques en a bien conscience, il passe des heures à éplucher les dossiers.

Son N°5 - Je suis bénévole (ep.4) : ''Quand il faut défendre quelque chose auquel je crois, j’y vais''

Ce boulot, quand je travaillais, je n’avais pas le temps. Je n’aurais jamais eu le temps de bosser le dossier de La Française de l’Énergie, il faut du temps. Et qui a du temps quand il travaille ? Personne. Donc les gens délèguent. Ils se disent « lui, il connaît à peu près, il se débrouille ».

Quand il ne s’occupe pas de ses proches, Jacques Lagabrielle met donc une partie de son temps dans les dossiers qui lui tiennent à cœur.

Son N°6 - Je suis bénévole (ep.4) : ''Quand il faut défendre quelque chose auquel je crois, j’y vais''

Je vais là où on a besoin de moi. Quand il faut défendre quelque chose auquel je crois, j’y vais, il n’y a pas de problème.

Et même s’il n’est pas très optimiste pour les prochaines années concernant le réchauffement climatique ou encore la protection de la biodiversité, le naturaliste souhaite continuer à étudier et à transmettre.

Son N°7 - Je suis bénévole (ep.4) : ''Quand il faut défendre quelque chose auquel je crois, j’y vais''

Je vais continuer à essayer de faire prendre conscience de la richesse de ce qui nous entoure. Que c’est extraordinaire. Il suffit de regarder au microscope un grain de pollen ou même un virus, c’est extraordinaire. C’est d’une complexité incroyable et tout est complexe et tout est formidable. Et pourtant, comme on est tellement pris par notre vie de tous les jours, qui est essentielle quand même, on passe à côté de l’essentielle aussi. 

 

Camille Bazin

| vendredi 9 avril 2021 à 04:05 - Mise à jour à 05:00

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