Les métiers d'antan 2

Histoire et Patrimoine

Les métiers d'antan 2

Chargement

Épisode du lundi 23 janvier 2023 à 09:45

Poursuivons aujourd’hui notre découverte de métiers disparus.

 

  • Le cordier assemblait des fils de chanvre, de crin pour en faire des cordes, des cordages. Il s’agissait d’un travail difficile qui demandait une certaine dextérité. Le cordier tressait et torsadait des cordes de grosseur différente.

 

 

  • Le chiffonnier se déplaçait de village en village avec sa charrette. Il récoltait des ferrailles usagées, des chiffons, les peaux des animaux (lapins notamment). Il s’annonçait souvent au moyen d’une clochette. En somme, les chiffonniers étaient nos premiers éboueurs. Puis, il revendait l’ensemble à des industries de transformation : les peaux aux industries de fourrure, la ferraille à la métallurgie…

 

  • Le garde champêtre était un personnage très important dans le monde rural. En effet, avec le maire et l’instituteur, il représentait l’autorité. Il était à la fois gendarme, tambour-crieur. Il était instruit, savait lire et écrire. Précédé par un roulement de tambour, il annonçait les nouvelles, les décrets, les fêtes, les manifestations diverses etc…

 

 

  • Les haleurs habitaient le long des fleuves, rivières ou canaux. Au départ, quand les péniches n’étaient pas motorisées, le halage se pratiquait avec la seule force humaine. On appelait ceci, le halage à la « bricole » : les haleurs ou le marinier et sa famille s'attachaient à la corde de traction, appelée bricole, pour tirer le bateau. Les haleurs étaient surnommés « les ramasseurs de persil », car ils étaient tellement pliés en deux, qu’on avait l’impression qu’ils ramassaient du persil. Puis le halage se fera grâce à la traction animale (chevaux, ânes ou mulets) : les bêtes appartenaient soit au marinier, qui les logeait à bord, soit il y avait des relais, le long des voies d'eau. À Sarreguemines, on les voyait souvent le long du chemin de halage. L’auberge St Walfried sera un relais pour les chevaux. Puis ce fut le tour de la traction mécanique avec les tracteurs diesel, les fameux « Latil ».

 

  • Le passeur permettait avec sa barque de passer d’une rive à l’autre.  Le petit bateau embarquait des gens, mais aussi du matériel, des animaux. On payait son passage. A Sarreguemines, il traversait la Sarre et reliait ainsi la France et l’Allemagne. C’était le bateau (Schiff) de Nicolas (Nickel), donc le capitaine s’appelait Schiff-Nickel. La barque était tractée à l’aide d’un câble pour rejoindre la berge du côté allemand. Lorsqu’une péniche passait sur la Sarre, ce câble était retiré avant d’être immergé à nouveau. 

 

  • Le torpilleur était, au XIXème siècle, la personne responsable de l’évacuation, des eaux usagées et des vidanges des seaux d’aisances. En effet, durant des siècles, on jetait les déjections et les eaux usées par la fenêtre dans la rue où se trouvait une rigole centrale. La pluie ou les eaux de ruissellement emportaient le tout. Mais dans les régions où la sècheresse était plus importante, il fallait assainir les rues. On faisait alors appel au torpilleur qui disposait d’une charrette surmontée d’un tonneau et qui passait à l’aube dans les rues

 

Chronique réalisée par Arlette, historienne de formation et guide touristique.