Livre : Les yeux couleur de pluie

Le Coin Lecture

Livre : Les yeux couleur de pluie

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Épisode du jeudi 7 juillet 2022 à 09:45

Marie-Lou, étudiante en médecine, rêve de devenir neurologue. Mais en étant 1997e sur la liste des reçus, le choix de son internat s’avère limité. C’est ainsi que la Grenobloise se retrouve à l’autre bout de la France, à Brest précisément. Au-revoir les montagnes, bonjour la mer ! Désormais, à 25 ans, elle partage son appartement avec une autre jeune femme et enchaîne les gardes aux urgences. Et puis elle fait la connaissance de Matthieu, le cousin de sa colocataire, qui est interne en ORL. Ces deux loups solitaires vont très vite s’apprivoiser.

« Les yeux couleur de pluie » pourraient faire partie de la grande famille de ce que l’on nomme les Feel Good Books.  C’est un premier roman pour Sophie Tal Men. Tout comme le personnage principal, l’auteure vit en Bretagne et s’avère neurologue à l’hôpital. C’est sous un pseudonyme que l’écrivaine a décidé de délivrer une histoire. Est-elle autobiographique ? Je ne pense pas, mais il est fort probable que des éléments de la vie quotidienne aient donné l’envie à Sophie Tal Men de se mettre à l’écriture.

Pour un premier roman, « Les yeux couleur de pluie » est un récit réussi. Lorsque l’on fait connaissance avec Marie-Lou, on compatit grandement au sort de cette jeune interne qui a le mal du pays, et qui finit par craquer pour un ciré jaune pour se fondre dans la masse. L’histoire est très agréable. La vie privée très présente au début de l’histoire laisse peu à peu place à la vie professionnelle, ce qui permet au lecteur de découvrir le milieu hospitalier sous un nouvel œil. Moi qui suis assidûment « Grey’s Anatomy », je n’ai pu m’empêcher de faire l’amalgame, surtout au début du récit, puisqu’on retrouve quelques similitudes entre le personnage de Meredith Grey et celui de Marie-Lou. On suit progressivement le parcours de l’interne sur plusieurs mois ainsi que son intégration dans la région.  Seul petit point négatif que j’ai trouvé au roman : il n’y a pas vraiment de fin. Attention, je ne dis pas non plus qu’il y a un cliffhanger, ou qu’il faille s’attendre à une suite, non, seulement que l’histoire ne s’arrête pas là où je l’aurai imaginée…

 

Chronique réalisée par Sandrine, bibliothécaire à la médiathèque de Sarreguemines. 

Retrouvez ses coups de coeurs sur son blog :  https://commedansunlivre.fr/