La FDSEA Moselle prône "l’information des agriculteurs" pour éviter la propagation de la dermatose nodulaire


par Margot Benabbas
lundi 15 décembre 2025 à 10:56

La FDSEA Moselle prône

La fin d’année est plutôt agitée chez les agriculteurs. Après la fièvre catarrhale ovine, c’est la dermatose nodulaire qui inquiète les éleveurs. La gestion de cette maladie par l’État a notamment causé des affrontements entre agriculteurs et forces de l’ordre dans le Sud-Ouest de la France. En Moselle quelle est la situation ? Qu'en pense la FDSEA ?

Son N°1 - La FDSEA Moselle prône "l’information des agriculteurs" pour éviter la propagation de la dermatose nodulaire

Fabrice Couturier, président de la FDSEA Moselle

Pour commencer, peut-on expliquer ce qu’est la dermatose, d’où ça vient et quel animal peut être touché ?

C’est une maladie qui est présente un peu partout dans le monde, endémique à certains endroits du monde, elle touche les bovins. Le souci c’est que c’est une maladie qui est extrêmement virulente, extrêmement contagieuse, qui se propage via des moustiques, des taons, des mouches, des bêtes qui ne volent pas très loin, maximum quelques kilomètres. On a une mortalité qui est relativement importante, de l’ordre de 10 à 15% mais une morbidité qui est très très importante, qui va parfois au-delà de 50%. Donc ce sont des pertes de production, des croissances moindres, des veaux qui ne naissent pas et des vaches qui ne font pas de lait.

Des cas ont-ils été recensés en Moselle ?

Non, à ma connaissance, il n’y a aucun cas. On a eu une petite frayeur il y a 6 semaines par rapport à des mouvements d’animaux qui auraient pu être risqués et il ne s’est rien passé fort heureusement, mais on croise les doigts. 

Quels sont les moyens de protection mis en place pour éviter que les animaux soient infectés ?

Le meilleur moyen au moment où on se parle, c’est l’information des agriculteurs et le fait qu’ils respectent les règles élémentaires sanitaires et qu’ils fassent preuve de bon sens. On s’aperçoit que les animaux qui ont été infectés, le déplacement de la maladie sur plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres, il est le fait de mouvement d’animaux malades. C’est-à-dire que ce sont des gens qui, sachant que des bêtes étaient malades ou sachant que des bêtes venaient de cheptels où il y avait possiblement la maladie, en ont fait abstraction, ont transporté ces animaux et ont colporté la maladie. Donc il est essentiel que les agriculteurs, les éleveurs, les négociants, soient conscients que cette maladie c’est quelque chose de sérieux. Il faut sortir de ce réflexe Covid où on remet tout en question, on croit qu’on peut tout soigner avec la lune ou que les bêtes vont s’auto-immuniser, c’est pas vrai ou vrai qu’en faible partie. Aujourd’hui, ce qu’on nous dit c’est qu’il faut restreindre les mouvements d’animaux. Les bêtes sont dans des bâtiments. On est en hiver, il n’y a pas ou peu d’insectes qui peuvent être vecteurs de la maladie, donc on est dans les meilleures conditions, si chacun est discipliné, pour que la maladie soit circonscrite dans les endroits où elle s’est déclarée.

Si une bête est malade, tout le troupeau est abattu. Une façon de faire qui ne convient à certains agriculteurs. Quelle serait la « bonne » solution ?

Dans l’état actuel des connaissances scientifiques, la seule méthode qui marche c’est l’abatage total du lot dès lors qu’il y a un animal malade et la vaccination du reste des animaux, avec en France, une zone de 50 km dans laquelle on vaccine et où il y a effectivement des restrictions de mouvement d’animaux. 

La campagne de vaccination commence aujourd’hui, la ministre de l’Agriculture se rend à Toulouse, est-ce que selon vous l’Etat réagit bien face à cette crise ?

L’Etat, pour une fois, arrive à gérer la chose c’est-à-dire qu’il applique la méthode qui a été prouvée qu’elle marchait dans d’autres pays du monde. Pourquoi on persiste dans ce système qui peut paraître barbare et traumatisant pour les éleveurs ? C’est qu’en fait il faut sauver l’élevage français. Sauver l’élevage français c’est éviter que la maladie ne soit hors de contrôle sur le territoire, donc là ça veut dire que c’est la mort de l’élevage français clairement et c’est éviter de devoir vacciner l’ensemble du territoire français. La production de vaccins, c’est comme pour tout le reste en France, on ne produit plus rien donc on dépend de produits étrangers (c’est l’Afrique du sud qui produits les doses de vaccin), il faudrait au minimum 16 millions de doses. On ne les a pas. Il faudrait les commander, les faire fabriquer, les appliquer, il faudrait le temps que les bêtes soient immunisées.


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