Baisse de la fréquentation mais augmentation du nombre de séjours, le parc Sainte-Croix satisfait de l’année 2025
Plus de 344 000 personnes se sont rendues au parc animalier de Sainte-Croix à Rhodes l’an dernier. Malgré une météo capricieuse, le parc se satisfait de ces chiffres, un peu en-dessous des 355 000 de 2024. Du côté des hébergements, Sainte-Croix a enregistré un record avec 41 234 hébergés, soit une hausse de 10% sur un an. Suite à ce bilan, quels sont les projets pour le parc en 2026 ? On en parlait dans le Grand Réveil ce matin avec notre invitée.
Son N°1 - Baisse de la fréquentation mais augmentation du nombre de séjours, le parc Sainte-Croix satisfait de l’année 2025
Mandy Schmitt - responsable communication du parc animalier de Sainte-Croix
Avant de parler de 2026, on va déjà faire le bilan de 2025. Avec 344 000 visiteurs en 2025, le parc de Sainte-Croix maintient une fréquentation stable mais tout de même en légère baisse puisque vous aviez enregistré 355 000 visiteurs en 2024. Comment expliquez-vous cette baisse ?
Alors on a remarqué que c'était quand même un facteur qui touchait assez les sites touristiques sur cette année-là. On ne saurait pas trop l'expliquer mais après c'est vrai que sur les périodes importantes pour nous, on a eu une météo un peu compliquée avec des périodes de vacances où il ne faisait pas forcément très beau et beaucoup de pluie. Donc on se dit que c'est probablement lié à ça.
C'est un gros manque à gagner pour le parc ?
Oui c'est sûr que c'est toujours décevant parce qu'on prévoit quand même beaucoup d'événementiel, beaucoup d'animations, d'activités sur le parc. Donc c'est vrai que sur des périodes comme ça, que ce soit juillet ou encore après Halloween, c'est toujours dommage que la météo ne suive pas parce que forcément après ça impacte sur la visite.
En revanche, il y a un chiffre qui grimpe, c'est celui des nuités, du tourisme d'affaires. Combien de personnes ont dormi au parc l'an dernier ?
En 2024, on était autour des 39 000 et on est à plus de 41 000 hébergés sur 2025. Donc on est content, on a quand même beaucoup de monde qui sont intéressés par les séjours au parc, par les nuités. Et c'est vrai que c'est une expérience qui est assez incroyable, donc on est content que ça fonctionne bien.
Et l'année a terminé avec un grand succès pour Lumières d'Hiver et plus de 20 000 visiteurs. C'est habituel d'avoir autant de monde l'hiver au parc ?
Non, parce que ça fait seulement deux ans qu'on est ouvert toute l'année. Donc ce n'est pas une habitude pour les gens de venir forcément à cette période. Mais c'est vrai que par rapport à l'année d'avant encore, on a doublé notre nombre de visiteurs. Donc c'est vrai que ça montre que c'est quelque chose qui plaît avec notre conte d'Hiver Lumineux. Et on a hâte de faire la troisième édition en 2026 avec une nouvelle histoire.
En 2025, vous avez aussi poursuivi votre engagement à travers la réintroduction et le suivi de plusieurs espèces. Est-ce qu'il y a eu des moments particulièrement marquants au parc ?
C'est toujours des moments importants, toutes ces opérations qu'on mène, parce qu'aujourd'hui on soutient plus de 30 programmes de conservation et de réintroduction. C'est vrai que ça nous tient forcément à cœur et puis on en pilote trois au parc. On a accueilli l'année dernière un couple de pygargue à queue blanche. On est fortement engagés pour la conservation et on espère cette année avoir des petits pour qu'ils puissent rejoindre le milieu naturel aussi.
Justement pour 2026, la biodiversité est, encore une fois, au cœur de vos priorités, avec un fil rouge : apprendre à cohabiter avec le sauvage. Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que vous allez proposer aux visiteurs ?
On a toujours été sur le créneau de préservation de la biodiversité, de sensibilisation à l'environnement par la pédagogie. Et on a envie d'aller un petit peu plus loin cette année dans ce qu'on va proposer en termes d'animation, en termes de nouveautés. Et c'est vrai qu'on est dans des sujets aujourd'hui d'actualité où on se pose une question, c'est quelle place est-ce qu'on est prêt à accorder, à laisser aux vivants pour pouvoir cohabiter avec ? Parce qu'il y a de plus en plus d'espèces qui sont menacées. On a des situations nous en France, que ce soit avec le loup qui fait beaucoup débat, ou encore la situation de l'ours dans les Pyrénées aujourd'hui qui est assez inquiétante. C'est des problématiques, des sujets avec des espèces qu'on a chez nous, dont on a envie de parler, on a envie de travailler encore plus que ce qu'on fait déjà avec des acteurs qui sont des associations, des experts pour pouvoir prendre la parole et parler de ces sujets-là.


