Les patients victimes d’un AVC pourront se faire soigner à la clinique du Winterberg de Sarrebruck
Un nouveau protocole additionnel MOSAR vient d’être signé, ce vendredi 10 juillet, offrant la possibilité d’une prise en charge transfrontalière des patients victimes d’un AVC. Il s’agit du quatrième accord de coopération sanitaire transfrontalière conclu dans le cadre de la convention MOSAR, en vigueur depuis 2019, qui comprend également les protocoles liés à la cardiologie, à la neurochirurgie et à la médecine nucléaire.
Son N°1 - Les patients victimes d’un AVC pourront se faire soigner à la clinique du Winterberg de Sarrebruck
L’objectif est de pouvoir se faire soigner au plus vite et au plus près selon Christelle Ratignier-Carbonneil, la directrice générale de l’ARS Grand Est.
Quand vous avez un AVC ou une suspicion d'accident vasculaire cérébral, chaque seconde compte. Il faut qu'il y ait une prise en charge la plus rapide possible et dans des établissements les plus adaptés et les plus sécurisés.
Les patients victimes d’un AVC auront la possibilité de se faire soigner dans la clinique du Winterberg de Sarrebruck, spécialisée dans la prise en charge interventionnelle des AVC. Un gain de temps considérable pour les habitants des zones de Forbach, Sarreguemines, ou Saint-Avold qui devaient se diriger vers Metz ou Nancy. Christian Braun est le directeur médical de la clinique de Sarrebruck.
Pour un patient français, il sera dans un premier temps emmené par un SAMU français dans un hôpital à Forbach par exemple, pour savoir si c'est vraiment un AVC, et s'il y a une obstruction d'un vaisseau. Si c'est le cas, les médecins français appellent la clinique de Sarrebruck, et le transfèrent ici où il se fera traiter.

Au niveau administratif tout a déjà été pensé pour que l’accueil du patient soit fluide.
L'articulation entre nos deux systèmes, entre nos deux organisations, entre nos deux états doit être transparente et ne doit pas du tout impacter le patient ou sa famille, puisque dans ces cas-là, on n'a pas à se préoccuper de ce type de sujet.
Développer la coopération sanitaire transfrontalière
Trois autres protocoles de coopération sanitaire existaient déjà entre la France et l’Allemagne avec le service de cardiologie qui concerne une centaine de patients par an, celui de la neurochirurgie, et celui de la médecine nucléaire, accessible pour les Allemands à l’hôpital Robert-Pax de Sarreguemines. Ce nouveau protocole permet d’aller plus loin en matière de coopération sanitaire transfrontalière selon le président de l’Eurodistrict Sarre-Moselle, Marc Zingraff.
On est davantage dans la notion d’urgence comparé à avant, parce que c’est vraiment un chronomètre qui court. À partir du moment où il y a un AVC, il faut agir le plus vite possible pour perdre le moins de facultés possibles, si ce n’est la vie.

Pour développer davantage la coopération sanitaire transfrontalière, un « corridor de santé » est à l’étude.
Ce serait donc un corridor des deux côtés de la frontière où chaque citoyen aurait le choix de se faire traiter en France ou en Allemagne. C'est dans ce sens-là que nous allons continuer de travailler et c'est l'objectif que nous souhaitons atteindre.


