Sarreguemines : Un vélo cargo pour une mobilité plus douce des agents de la ville
Ce jeudi, la ville de Sarreguemines a reçu un vélo cargo de la part du garage Toyota de Sarreguemines. Muni d’un plateau avec une benne de 270 litres, ce vélo à assistance électrique épaulera les agents de la ville dans leurs missions quotidiennes, afin de favoriser une mobilité plus douce au sein de la commune.
Son N°1 - Un vélo cargo pour une mobilité plus douce des agents de la ville
Là, tu as les freins. Monte ta pédale là-bas. Attention, ça part bien.
Une prise en main particulière pour un vélo particulier, dépeint par Jérémie Cahn, manager du centre-ville de Sarreguemines.
C’est un vélo électrique avec une capacité de chargement, à l’avant, avec une benne pouvant contenir jusqu’à 100 kilogrammes de chargement. La benne est d’ailleurs amovible, on peut aussi l’utiliser comme simple plateau. C’est un vélo qui a des vocations utilitaires.

Avec un empattement de 2.16 m, il nécessite une petite période d’adaptation selon le responsable du garage Toyota de Sarreguemines, Mathieu Panter.
Là où on va potentiellement être déstabilisé c’est au niveau de l’avant, où on a un porte-à-faux qui est très long. C’est un vélo qui demande quand même un peu de dextérité et de prise en main. Je conseillerais aux équipes de la ville de s’entraîner un petit peu.
Ce vélo cargo épaulera les agents de la ville dans leurs différentes tâches.
Par exemple nos concierges qui peuvent aller d’un bâtiment municipal à l’autre et qui ont de l’outillage à transporter. Ça peut être nos services d’espaces verts qui interviennent éventuellement en centre-ville pour ramener des plantes en pot ou des choses comme ça. Ça peut aussi servir, par exemple, lors de manifestations où nous avons du matériel à amener d’un point à un autre, comme au marché de Noël ou autre.
Vers des mobilités plus vertes
L’objectif pour la commune est de favoriser la mobilité douce.
Aujourd’hui, il ne s’agit pas de dire qu’on va remplacer toutes les voitures ou toutes les camionnettes par des vélos, ce n’est pas l’objectif, mais c’est de réussir à faire cohabiter ces différents usages et de favoriser l’émergence de ces nouvelles mobilités.
Pour Thomas Brubacher le président de l’association « Sarreguemines à Vélo » cette initiative va dans le bon sens mais il reste du chemin à parcourir.
Tout ce qui va dans le sens de la mobilité douce, il faut l’applaudir des deux mains. Maintenant, il faut aussi avoir les infrastructures, parce que, sinon, les potentiels utilisateurs du vélo seront freinés et n’oseront pas le prendre.

Pour encourager la pratique du vélo, il faudrait, selon lui, des pistes cyclables séparées de la route.
Parfois, ce n’est pas possible, il faut alors faire des choix et décider, lorsqu’il y a, par exemple deux voies de circulation automobile dans le même sens, on peut se dire qu’une voie de circulation suffit, et on peut en dédier une autre à la mobilité douce.
Ces infrastructures pourraient pousser les automobilistes à délaisser leur voiture pour Frédérique Palandre, la secrétaire de l’association « Sarreguemines à Vélo ».
Dans d’autres villes qui ont déjà fait des transitions de ce côté-là, on s’est rendu compte que l’infrastructure appelle complètement la demande, c’est-à-dire que les gens vont oser. Je rencontre, au quotidien, des gens qui me disent qu’ils aimeraient bien prendre davantage le vélo mais qui n’osent pas.
En attendant, ce vélo cargo servira aux agents de la ville pour leurs différentes missions pour une durée d'un trimestre, reconductible auprès de Toyota.


