Longeville-lès-Saint-Avold : Les gilets jaunes font leur retour pour lutter contre la vie chère
Ce samedi 17 octobre, une centaine de personnes se sont mobilisées pour protester contre l’inflation. Une opération de tractage a été menée sur le rond-point de la zone commerciale de Longeville-lès-Saint-Avold. Un mouvement qui a été largement relayé sur les réseaux sociaux et qui a pris naissance depuis la flambée des prix des carburants.
Son N°1 - Les gilets jaunes font leur retour pour lutter contre la vie chère
Ce matin, un air de 2018 plane sur le rond-point.
Je viens de décrocher une banderole qui date de 2018. Elle parlait du pouvoir d'achat des gens et de la vie chère en 2018. Aujourd'hui, les revendications, sont exactement les mêmes.
Ras-le-bol général
Juan et Yann se sont mobilisés pour dénoncer un pouvoir d’achat en baisse perpétuelle.
-C'est qu'on n'arrive plus à vivre. Ça veut dire que dans le caddie, vous mettez 100 balles, mais il n'y a rien dans votre caddie. C'est ça qui ne colle pas.
-Le salaire qui n'augmente pas, l'essence qui augmente toujours de plus en plus. Je roule tout le temps sur la réserve. Il n’y a que des choses comme ça, des problèmes du quotidien qui continuent de plus en plus.

De son côté Lionel est venu pour défendre sa retraite.
40 ans de travail pour toucher 707 euros par mois. Ce n'est pas du vol, ça ? Bien sûr que c'est du vol. On a juste le droit de fermer notre gueule, ils commandent tout. Ils feraient mieux de réduire au niveau des ministres et compagnie, leur budget à eux, pas le nôtre. Ça, ils ne le feront pas, ils savent très bien pourquoi.
La colère est générale et mobilise des personnes de tous les horizons selon le syndicaliste Christian Porta.
Il y avait des gens de la santé et des travailleurs qui sont venus. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a une colère qui est là. Elle n'est pas encore massive dans les rues mais elle fait écho à celle des lycéens et des lycéennes qui se sont mobilisés. Moi, je pense qu'ils nous ont montré la voie. Aujourd'hui, c'est un premier pas vers une plus grosse mobilisation.

Pour se faire entendre d’autres rassemblements pourraient voir le jour.
Une date ne suffira pas. Je pense que si on veut que ça change, il va falloir bloquer le pays et ça sur plusieurs jours. Les gens n'ont pas envie d'attendre les présidentielles. Il faut qu'on se mobilise par nous-mêmes et qu'on essaie d'arracher les choses par nous-mêmes.
L’intersyndicale a déjà appelé à une grande journée de grève et de mobilisation le 5 novembre prochain.


