La Communauté d’Agglomération poursuit ses actions pour la préservation d’un papillon
La Communauté d’Agglomération de Sarreguemines s’investit pour la préservation d’un papillon menacé sur le territoire. Pour que l’azuré des paluds puissent continuer à voler dans nos espaces naturels, il faut une plante : la sanguisorbe. Une expérimentation est menée en ce moment en partenariat avec la Ville de Sarreguemines afin de renforcer la présence de cette plante dans nos prairies humides.
Son N°1 - La Communauté d’Agglomération poursuit ses actions pour la préservation d’un papillon
Ce petit papillon, de la famille des lépidoptères est menacé et présent sur 8 de nos communes : Sarralbe, Willerwald, Hambach, Neufgrange, Siltzheim, Wittring, Sarreinsming et Zetting. Il est présent dans les prairies humides et a besoin d’une fourmi rouge et d’une plante hôte qui s’appelle la sanguisorbe.
La sanguisorbe est primordiale pour le petit papillon bleu, mais elle n’est pas assez présente sur le territoire selon Daniel Muller, vice-président de la CASC et David Beyer, responsable du service assainissement et biodiversité. C’est pour ça que 120 pots contenant une dizaine de graines ont été préparés dans les serres municipales de Sarreguemines.
-On a imaginé faire un semi en pot et faire du repiquage au printemps - David Beyer
-C’est un essai qu’on envisage parce qu’on a quand même remarqué que la sanguisorbe il y en a de moins en moins d’année en année – Daniel Muller
-Et, la volonté de la CASC, dans son programme de défense et de préservation du papillon veut renforcer la densité des plants et surtout créer aussi des passerelles entre les différents îlots où on a repéré la présence du papillon – David Beyer
Protéger ce papillon, c’est protéger toute la biodiversité du territoire.
Le fait qu’il soit présent chez nous montre aussi qu’on a encore une biodiversité préservée puisque la pression de l’Homme sur la nature, si elle s’exerçait de façon encore plus importante, le papillon ne serait pas là. C’est ce qu’on appelle une espèce parapluie, ça veut dire que cette espèce, si elle est présente, il y a beaucoup d’autres espèces qui peuvent vivre encore dans nos prairies.
Cette expérimentation concerne les communes de Zetting et Wittring. En cas de réussite, la technique pourra être reconduite à plus grande échelle dans les années à venir.

Le cycle de vie de l’azuré des paluds :
Le papillon pond sur la sanguisorbe. La chenille qui éclot va se nourrir de la sanguisorbe. A la fin de l’été, elle tombe au sol, est prise en charge par des fourmis rouges dans la fourmillière - elle dégage une phéromone qui reprend l’odeur de la reine et y est donc accueillie comme une « amie ». A l’intérieur, la chenille mange le couvain (uniquement les œufs qui ne se seraient pas développés) et fabrique, en parallèle, un miellat dont les fourmis raffole. Elles profitent donc l’une de l’autre. A la fin de son développement, la chenille se transforme en chrysalide et devient ensuite un papillon prêt à rejoindre l’air libre. Sa durée de vie est d’environ 1 mois et demi pour trouver un partenaire et pondre dans la sanguisorbe. Le cycle recommence.


