Actualité


Le dialogue est rompu entre la direction et les agents de la maison d'arrêt de Sarreguemines

Le dialogue est rompu entre la direction et les agents de la maison d'arrêt de Sarreguemines

Un mouvement de grève a débuté à la maison d'arrêt de Sarreguemines ce lundi matin. Sur place, les agents ont l'habitude de se mobiliser pour défendre les conditions de travail des surveillants pénitentiaires en général. Mais cette fois, c'est pour des revendications locales qu'ils ont fait grève devant l'établissement.

Son N°1 - Le dialogue est rompu entre la direction et les agents de la maison d'arrêt de Sarreguemines

Ce lundi matin, tous les agents qui ne travaillaient pas se sont réunis devant la prison et ont allumé un grand feu. Leurs mots sont très durs envers leur hiérarchie puisqu'ils dénoncent une gestion par la peur au sein de la maison d'arrêt.

Le management actuel ne convient plus du tout. C'est sanction sur sanction, brimades, punitions collectives. J'en passe et des meilleurs...

 

Alfred Sarek, secrétaire régional adjoint de la CGT pénitentiaire se fait porte parole du groupe. Il donne notamment l'exemple d'un agent sanctionné récemment.

On a par exemple un collègue à qui on reproche de ne pas avoir fait sa ronde de nuit correctement. Lui a assuré à la hiérarchie locale que le boulot a été fait correctement et qu'à la limite ils pouvaient se reposer sur la vidéosurveillance pour vérifier ce fait. Ils se sont même pas donnés la peine de vérifier quoi que ce soit, il a eu une sanction d'un jour de salaire point à la ligne. 

Autre exemple, il n'y aurait que 3 agents la nuit alors que 4 personnes seraient nécessaires pour assurer la sécurité des surveillants et des détenus.

Rabah, l'un des agents est également en colère ce matin. Il raconte comment il s'est retrouvé convoqué par l'adjoint de la cheffe d'établissement.

En fait, j'étais à la porte d'entrée, et il y a l'adjoint au chef d'établissement qui sonne. Je ne l'ai pas reconnu parce qu'il y avait du soleil, avec la caméra je n'ai pas pu le voir. Je lui demande :"bonjour, c'est qui ?", il me répond : "le père Noël". Il y a un interphone pour que les gens se présentent, on est en plan vigipirate, j'ai fait mon travail. Mais pour lui, quand il sonne, tapis rouge, on doit lui ouvrir même le grand portail peut-être. Et j'ai mal fait mon travail.  

La grève devrait durer tant que le dialogue ne sera pas rétabli entre les agents et la direction.

S'il faut on reviendra le jour d'après. Et le jour d'après. Et la semaine prochaine. Parce qu'il faut qu'à un moment ou un autre l'abcès soit crevé et qu'il y ait une vraie amorce de discussion. 

Selon Nathalie Teixeira, cheffe de l'établissement, « le dialogue social est en permanente construction à la maison d'arrêt ». Elle ajoute que « le conflit est parfois également l'opportunité de repenser la notion de co-responsabilité ».

Elle recevra les représentants syndicaux cette semaine pour « recontextualiser les événements ».

Margot Benabbas

| lundi 17 mai 2021 à 14:15 - Mise à jour à 14:32

Initiative

Boulay : un tatouage comme ''point final'' après un cancer du sein

19/10/2021

Société

Sarralbe : l'interdiction de certaines couleurs inquiète Manuela, tatoueuse, et ses clients

19/10/2021

Economie

Agglo de Saint-Avold : un projet de rénovation pour lutter contre les vieux logements

19/10/2021

Politique

Moselle : les règles s'allègent mais le préfet appelle au maintien de la vigilance

18/10/2021

Voir la suite

Votre vie privée est importante pour nous
En poursuivant votre navigation, vous acceptez notre charte cookies, nos CGU, la détection des bloqueurs de publicité, le dépôt de cookies et technologies similaires tiers ou non, le croisement avec les données que vous avez fourni dans les formulaires du site afin d’améliorer votre expérience utilisateur, vous offrir des contenus et publicités personnalisés à votre profil, effectuer des études pour optimiser nos offres et prévenir la fraude publicitaire. En savoir plus et paramétrer les cookies.