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Études de médecine en Lorraine : Le compte n'y est pas pour la députée Nicole Trisse

Études de médecine en Lorraine : Le compte n'y est pas pour la députée Nicole Trisse

La semaine dernière, dans un communiqué, la député Nicole Trisse a exprimé son inquiétude à l'égard des étudiants lorrains de médecine.

Son N°1 - Études de médecine en Lorraine : Le compte n'y est pas pour la députée Nicole Trisse

Nicole Trisse – députée de la circonscription de Sarreguemines

Est-ce que vous pouvez nous expliquer quel est le problème ?

On a une nouvelle réforme des études de santé qui est effective depuis la rentrée 2020. Elle suppose d'une part l'ouverture du numerus clausus mais également la transformation de la 1ère année commune aux études de santé en 2 filières. Désormais les étudiants qui sont en première année d'étude de santé, ne redoubleront plus. En revanche, s'ils échouent à la fin de leur 1ère année au fameux concours qui permet d'aller en médecine, en dentaire, en maïeutique ou en pharmacie, et s'ils valident malgré tout leur année ils peuvent intégrer une 2ème année de licence et éventuellement tenter leur chance au concours à la fin de leur 2ème année de licence.

Le problème dans tout ça c'est qu'on est dans une année particulière à cause de la COVID. C'est l'année de jonction où vous avez ceux qui ont eu leur BAC en juin 2020 (les primants) qui vont côtoyer les redoublants de l'ancienne formule. Ils se sentent lésés parce qu'il y a eu la COVID avec son lot de solitude et de cours en distanciel etc. Pour pallier à ça, la ministre de l'enseignement supérieur, Mme Vidal a octroyé 2000 places supplémentaires sur tout le territoire donc une hausse des capacités d'accueil de 14% destinée à ces primants. Le problème c'est que ce n'est pas du tout le cas pour l'Université de Lorraine.

Est-ce qu'on a des chiffres de l'évolution de la situation à l'UL ?

Oui, j'ai fait des recherches et c'est pour ça que je suis très en colère, c'est parce que déjà, il n'y a pas eu d'ouverture du numerus clausus en Lorraine lorsque je vois les chiffres de ces 5 dernières années et pour cette année particulièrement suite à l'annonce de Mme la Ministre, seules 40 places sont attribuées mais ce sont 40 places pour la totalité des étudiants, pas seulement pour la médecine. On passe désormais de 551 à 591 le nombre d'étudiants inscrits pour le concours. Le problème c'est que dans ces 40 places, seules 3 sont destinées aux étudiants de médecine. Vous avez une trentaine de places pour le dentaire, 7 places pour la maïeutique donc els sages-femmes et uniquement 3 places pour la médecine ce qui est loin du compte. 

Les métiers de la santé sont plus qu'essentiels notamment en ce moment. Manque-t-il encore beaucoup de place pour de futurs professionnels de la santé selon vous ? 

Oui bien sûr, c'est la raison pour laquelle on a voulu augmenter le numerus clausus. En Moselle on est nettement en sous densité médicale. 54% des médecins généralistes ont aujourd'hui plus de 56 ans. Ces personnes-là, dans quelques années, vont faire valoir leur droit à la retraite. Nous avons 127 médecins généralistes pour 100 000 habitants en Moselle contre 152 en France et 170 en Meurthe-et-Moselle. De la même manière, les médecins spécialistes en Moselle, il n'y en a que 143 pour 100 000 habitants contre 232 pour la Meurthe-et-Moselle. Et si vous allez dans des coins un peu plus ruraux comme par exemple le pays de Bitche, vous constaterez qu'il est très difficile de trouver un médecin quand le sien part à la retraite.

Qu'est-ce que vous avez fait / qu'est-ce que vous pouvez faire pour changer ça ?

D'abord j'ai été alertée à plusieurs reprises par des étudiants et par leurs parents. En faisant des re-cherches j'ai trouvé ces chiffres scandaleux : on parle de 40 places alors qu'en réalité il y en a 3. J'ai alerté la Ministre, j'attends sa réponse. J'ai également écrit au doyen de la faculté de médecine, j'at-tends sa réponse depuis 3 semaines. Il faut faire du bruit pour espérer un déclic du côté de Nancy. Parce que ce qui me met en colère c'est que le gouvernement fait en sorte de réformer pour qu'il y ait plus de médecins et le problème c'est que le doyen de l'Université décide de la capacité d'accueil des étudiants. La conséquence, et ça c'est gravissime pour moi, c'est que nos jeunes vont faire leurs études ailleurs. Et s'ils font leurs études ailleurs il y a de fortes chances qu'ils y restent.

Margot Benabbas

| mardi 25 mai 2021 à 09:07 - Mise à jour le 26 mai 2021 à 10:12

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