Épisode du vendredi 13 février 2026 à 09:45
À table, avec les enfants, même si c'est très difficile, il faut être le plus neutre possible. La Suisse. On ne prend pas de partie vis-à-vis de l'alimentation.
On n'encourage pas un enfant s'il a fini son assiette. On ne dit pas « Bravo, t'as bien mangé », etc. C'est très bien.
On ne gronde pas un enfant qui ne finit pas son assiette. Un enfant se régule tout seul, normalement, au niveau de la faim. C'est-à-dire qu'un enfant ne se laisse pas mourir de faim.
Parce que manger, c'est normal. On ne félicite pas un adulte qui finit son assiette. Bien manger, ça ne doit pas être synonyme derrière une récompense. Parce que quand on félicite un enfant, souvent il y a une attente de recevoir quelque chose parce qu'on a fait une bonne action. Mais finir une assiette, ce n'est pas une bonne action.
Manger, c'est un acte pour vivre. On a besoin de manger pour vivre, en fait. Obliger un enfant à finir l'assiette, ça peut aussi vouloir dire, bien souvent, aller au-delà du besoin naturel de l'enfant.
Vu qu'on a cette capacité en nous d'auto-régulation, même en tant qu'adulte, on l'a. Souvent, on oublie de l'écouter, mais on l'a. Les enfants la ressentent encore plus que nous.
Aller au-delà de la satiété, ça veut dire forcer les limites naturelles du corps. Et ça peut avoir, alors pas forcément tout de suite, mais plus tard, des conséquences. Combien de fois en consultation, j'entends des patientes qui me disent « je continue de manger même si j'ai plus faim parce que toute ma vie, on m'a dit, il faut finir ton assiette.
Chronique réalisée par Marie Leggio, diététicienne à Freyming Merlebach.
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