Au cœur du Parc Nature de Cheval avec Emmanuel et Cannelle

Les rencontres de la Mélodie Family

Au cœur du Parc Nature de Cheval avec Emmanuel et Cannelle

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Épisode du jeudi 19 mars 2026 à 11:10

À Altwiller, près de Sarre-Union, se trouve le Parc Nature de Cheval, imaginé et construit par Emmanuel Seene. Aujourd’hui, aux côtés de Cannelle Ritter, ils nous parlent de leur métier passion : cascadeur équestre.

 

Pour vous Emmanuel, entre cascadeur, dresseur, artiste et chef d’entreprise, vous êtes un peu tout cela en même temps ?

Oui, parfaitement. Il faut être polyvalent dans ce milieu-là. Il n’y a pas que la cascade : il y a aussi le travail avec les chevaux, le travail avec son corps, la gestion d’un parc… C’est un métier très complet.

Et pour vous Cannelle ?

C’est justement cette polyvalence qui est passionnante. C’est un métier qu’on ne peut pas faire sans passion, c’est sûr. Il y a beaucoup d’entretien, que ce soit physique ou pour les animaux. Et puis il faut garder une bonne humeur constante.

 

Vous travaillez principalement avec des chevaux. À quel moment vous vous êtes dit que vous en feriez votre métier ?

 Emmanuel : Mon grand-père élevait des chevaux de trait, donc j’ai toujours été entouré de chevaux depuis tout petit. Un jour, j’ai vu à la télévision quelqu’un voltiger sur un cheval et j’ai dit à mon père que je voulais faire la même chose.

 

Justement, en France, comment devient-on cascadeur équestre ? Y a-t-il des écoles, des formations ?

Emmanuel : Aujourd’hui, il existe davantage de formations et de centres où l’on peut faire des stages, ce qui n’était pas le cas il y a vingt ans. Ensuite, c’est aussi beaucoup de rencontres et d’opportunités : faire des stages chez des professionnels qui forment de plus en plus de jeunes souhaitant devenir cascadeurs ou voltigeurs.

 

La relation homme-animal est très importante dans votre métier. Comment gagne-t-on la confiance d’un cheval ?

Emmanuel : On ne la gagne pas, elle se mérite. Cela prend du temps. Il ne faut jamais trahir le cheval et toujours aller dans son sens, pas dans le nôtre. Le cheval est devenu un sport, mais cela reste le seul sport individuel qui se pratique à deux. Sans lui, on ne fait pas grand-chose.

 

Et pour vous, quelle est votre relation avec les animaux ?

Cannelle : C’est beaucoup de travail, d’empathie et de compréhension. L’animal est notre priorité.

 

Donc c’est plutôt vous qui vous adaptez à l’animal que l’inverse ?

Cannelle : Totalement. On s’adapte à eux. Certains chevaux vont être plus à l’aise dans une discipline que dans une autre, et on compose en fonction de leurs aptitudes et de leurs envies.

 

Combien de temps faut-il pour qu’un cheval intègre un de vos spectacles ?

Emmanuel : Cela peut aller de quelques semaines à plusieurs années. Tout dépend du cheval et de ses envies. Il ne faut surtout pas le forcer, sinon cela devient contre-productif pour tout le monde.

 

Vous avez également participé à des tournages pour le cinéma ?

Emmanuel : Oui, nous avons participé à plusieurs tournages : des petits, des plus grands, des publicités, des clips, pendant plusieurs années.

 

Qu’est-ce qui est le plus difficile : le cinéma ou le spectacle ?

Emmanuel : Le plus difficile, c’est le cinéma, car cela ne fait pas forcément rêver. En spectacle, il y a la présence du public, l’échange avec les spectateurs. Mais on n’a pas droit à l’erreur : au cinéma, une prise peut être refaite. En spectacle, c’est du “one shot”. Les gens vous regardent, il faut être à la hauteur.

 

Vous avez créé le Parc Nature de Cheval à Altwiller. Depuis combien de temps existe-t-il et combien d’animaux compte-t-il aujourd’hui ?

Emmanuel : Le parc a été créé en 2012. Nous avons une quinzaine de chevaux, une dizaine de poneys et de nombreux petits animaux.

 

Que représente ce lieu pour vous aujourd’hui ?

Emmanuel : Nous avons créé le parc pour partager notre passion : la passion du cheval, mais aussi celle de la nature. Le site s’étend sur 2,5 hectares de plantations. Nous voulons faire découvrir aux jeunes comme aux moins jeunes notre métier et notre univers.

 

Il y a donc aussi une dimension pédagogique ?

Emmanuel : Bien sûr. Le plus important, c’est de transmettre.

 

Les chevaux partent-ils à la retraite ?

Cannelle : Oui, bien évidemment. Mais ce qui nous rend heureux, c’est qu’ils aiment ce qu’ils font. Parfois, nous leur créons de petits rôles pour leurs dernières années, car les mettre brutalement à la retraite ne les rendrait pas forcément heureux. La plupart restent avec nous. Certains ont jusqu’à 28 ans et sont toujours visibles au parc.

 

Le parc est fermé en hiver et rouvre en avril. Que faites-vous pendant cette période ?

Cannelle : On n’est jamais vraiment au repos : les animaux mangent tous les jours ! L’hiver est consacré à l’entretien  on a souvent une fourche ou un balai à la main – mais aussi à l’entraînement quotidien des chevaux, car ce sont de véritables athlètes. Nous préparons également de nouvelles animations, de nouveaux numéros, et nous travaillons de nouvelles cascades, du dressage ou de la liberté.

 

https://www.parc-naturedecheval.fr/ 

https://www.facebook.com/parcnaturedecheval 

Photos : Parc Nature de cheval 


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