Dans les coulisses de l’accompagnement : Laure et Margaux à l’EPSMS d’Albestroff

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Dans les coulisses de l’accompagnement : Laure et Margaux à l’EPSMS d’Albestroff

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Épisode du jeudi 7 mai 2026 à 11:00

Laure est conseillère en économie sociale et familiale. Margaux, elle est monitrice éducatrice. Elles travaillent toutes les deux à l'EPSMS à Albestroff, un établissement public social et médico-social qui accueille des personnes en situation de handicap intellectuel à laquelle peuvent s’associer des troubles moteurs et psychiques.

 

Pouvez-vous nous présenter le public accueilli ici ?


Sur le service du FAP (foyer d’accueil polyvalent), nous accueillons des travailleurs en situation de handicap qui passent leur journée à l’ESAT, puis reviennent sur l’hébergement le soir.

Sur le FAS (foyer d'accueil spécialisé), il s’agit de personnes qui ne travaillent pas. Ce sont des personnes présentant des déficiences intellectuelles, parfois associées à des troubles psychiques.

 

Quelle tranche d’âge est concernée ?


Ce sont des personnes âgées de 20 à 64 ans, donc jusqu’à l’âge de la retraite.

 

Quelles sont vos missions au quotidien ?


Notre rôle principal est l’accompagnement à la vie quotidienne, ce qui est très vaste. Cela concerne la santé, l’hygiène, les activités, mais aussi l’accompagnement administratif (tutelles, curatelles) et les relations avec les partenaires, notamment pour les rendez-vous médicaux.

Nous aidons également dans des tâches concrètes du quotidien : prendre des rendez-vous, accompagner pour acheter des lunettes, faire des courses, etc. L’objectif est qu’ils se sentent le mieux possible.

Nous avons aussi une mission d’animation : proposer et accompagner des activités, que ce soit en interne (activités manuelles) ou à l’extérieur (piscine, équithérapie, théâtre, sorties diverses).

 

Comment avez-vous choisi de faire ce métier ?


Laure : Pour moi, c’est mon BTS en économie sociale familiale qui m’a fait comprendre que je voulais faire ce métier. Je ne saurais pas expliquer précisément pourquoi, c’est venu naturellement. C’était une évidence.

Margaux : Pour ma part, après le collège, je me suis orientée vers un bac STSS, où l’on aborde déjà le domaine social. À ce moment-là, je savais déjà que je voulais devenir éducatrice. J’ai ensuite poursuivi avec un BTS dans ce domaine. Là aussi, c’était une évidence.

 

Comment gérez-vous l’aspect émotionnel du travail ?


On échange beaucoup entre collègues, ce qui est une vraie richesse, car nous travaillons avec différents services et profils.

Nous avons également un groupe de parole mensuel avec une psychologue. Cela nous permet d’évoquer des situations difficiles, de nous libérer émotionnellement, mais aussi de prendre du recul et d’avoir un autre regard sur les situations.

 

Quelles sont les qualités indispensables pour exercer ce métier ?


L’empathie est essentielle. Il faut aussi savoir s’adapter à chaque personne.

L’humour est également très important. Il permet de créer du lien et de faire passer certaines choses plus facilement.

 

Est-ce que des liens se créent entre les résidents ?


Oui, bien sûr. Il y a des amitiés très fortes, mais aussi des relations amoureuses.

C’est leur lieu de vie, donc ils apprennent à se connaître. Certains sont plus solitaires, d’autres ont davantage besoin de contact. Mais oui, il y a de vraies relations qui se construisent.

 

Avez-vous un message à faire passer pour lutter contre les préjugés sur le handicap ?


Ce sont des personnes comme tout le monde. Le handicap ne les définit pas entièrement.

Il peut y avoir des réactions ou des comportements qui interrogent, mais il ne faut pas en avoir peur. Beaucoup ont énormément d’humour et de recul sur leur situation.

Le message, c’est simplement : ce sont des êtres humains comme les autres. Il faut les accepter tels qu’ils sont.

 

 

 


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