Épisode du lundi 1 juin 2026 à 08:40
Pourquoi le vent souffle fort à la cathédrale de Strasbourg ?
Vers 1360, la cathédrale est construite.
La légende raconte que le diable entendit parler de cette nouvelle construction érigée en l’honneur de son ennemi juré. Curieux, le diable descend avec sa monture, le vent, vers Strasbourg afin d’observer l’édifice.
Il est extrêmement surpris et flatté de voir sa représentation sur un des portails de la cathédrale. Il rentre dans le bâtiment afin de voir l’intérieur. Il est surpris par un office religieux et pris au piège. Enfermé depuis ce jour dans un des piliers de la cathédrale, la présence du diable dans le bâtiment se ressentirait à travers un courant d’air frais qui parcourt l’édifice à tout moment de la journée. Le diable ainsi piégé, sa fidèle monture, le vent, ne se décide pas à l’abandonner. Si un jour il parvient à en sortir elle serait là, prête à l’emmener au plus vite loin de la cathédrale. Le vent attend ainsi toujours sur le parvis de la cathédrale que son maître en ressorte et, impatient, tourne en rond autour du bâtiment depuis des siècles.
Où les cigognes cherchent-elles les bébés ?
Dans la mythologie germanique, la cigogne était un messager sacré, chargé par la déesse Holda de livrer les âmes prêtes à renaître. Une légende raconte qu’il existe un lac sous la cathédrale de Strasbourg, où les âmes attendent d’être pêchées par un gnome dans une barque en argent, puis livrées aux cigognes.
Les voûtes de la cathédrale de Metz
La légende veut que Pierre Perrat, l’architecte des voûtes de la nef de la cathédrale de Metz, rencontre des difficultés à les dessiner. C’est le diable en personne qui intervient en lui confiant les plans actuels. En échange, il prendra possession de son âme une fois qu’il reposerait en terre. Pierre accepte le pacte et finit les travaux. Pris de remords, il se tourne vers les chanoines pour sauver son âme. Ces derniers trouvent la faille dans le pacte. Pierre doit en effet être enterré pour que le diable puisse collecter son âme. Il sera donc emmuré dans la cathédrale à sa mort, en 1400. Et le diable, frustré, continue depuis de rôder autour de l’édifice, causant le courant d’air qui l’enveloppe régulièrement.
Chronique réalisée par Gilles Weiskircher

