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Chronique végétale : La chicorée sauvage

Chronique végétale : La chicorée sauvage

La chicorée sauvage (Cichorium intybus)

 

Histoire et anecdotes

Le nom Cichorium serait d’origine égyptienne ou syrienne. La légende veut qu’une vierge, dont le bien-aimé était parti en Terre Sainte, et devait lui revenir, un jour, de l’Est, avec le soleil levant, l’attendit tous les matins sur la route et fut transformée en fleur de Chicorée. Ainsi, elle est devenue amère. Surnommée la fiancée du soleil, la belle incarne selon d’autres légendes une jeune fille changée en fleur malgré elle, condamnée à fixer son amant éconduit et revanchard, l'astre solaire: en effet nul ne divorce impunément du soleil.

Le papyrus Ebers mentionne déjà la Chicorée sauvage il y a 4000 ans avant J-C. Dioscoride y voyait un fortifiant des voies digestives et pour Galien, elle est l’amie du foie. Il en usait également contre les maux oculaires et les empoisonnements.

Elle fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux par Charlemagne dans le capitulaire De Villis (fin du VIIIe siècle).

Au Moyen Âge, la Chicorée sauvage était considérée comme une plante magique, anaphrodisiaque. Elle était censée diminuer voire retirer toute ardeur de luxure.

Au XVIIème siècle, elle sera employée comme succédané de café. La racine torréfiée puis moulue, ainsi que l’infusion, rappellent le café. L’utilisation alimentaire date également du XVIIème siècle où on la cultive dans les jardins. Elle a donné naissance à de nombreuses variétés potagères telles que l’endive. Cultivée dans des caves obscures, la plante perd son amertume, offrant la délicieuse barbe-de-capucin ou les célèbres endives, witloof ou chicons (c’est en revanche une autre espèce proche qui est à l’origine des chicorées scaroles ou frisées, Cichorium endivia)

Description botanique

C’est une plante herbacée de 40 cm à 1 mètre de haut, de la famille des Astéracées, fréquente au bord des routes et dans les lieux incultes. En Allemagne, on la nomme Wegwarte, qu’on peut traduire par « celle qui attend au bord du chemin ».

Elle présente des feuilles basales profondément découpées, des feuilles intermédiaires entières lancéolées, embrassant la tige. la période de floraison va de juillet à septembre et ses fleurs sont bleues ligulées. la Chicorée amère a renoncé à s’envoler : ses fruits (akènes) sont hérissés d’écailles, en lieu et place des soies

Usage culinaire

Les feuilles deviennent moins amères si on les laisse tremper dans l’eau fraîche une heure ou deux. Elles se consomment mélangées à d’autres salades, à l’état jeune.

On récolte la racine en automne. Une fois sortie de terre, elle doit être nettoyée avec rigueur, lavée, coupée en tranche et séchée rapidement, à une température maximale de 50°C. La racine sèche a un parfum épicé et un goût amer.

 

Usage médicinal

Les racines et les feuilles sont médicinales, utilisées pour les troubles digestifs et hépato-biliaires

Les substances qui composent la chicorée entraîne un accroissement de la sécrétion biliaire, stimulent la sécrétion des sucs gastriques et augmentent l'appétence.

Précautions

Qu’importe la plante sauvage que l’on ramasse, il faut préalablement savoir l’identifier sans aucun doute possible. Au préalable, faites vous montrer la plante par un connaisseur et apprenez à la reconnaître.

Les informations médicales données ici ne le sont qu’à titre indicatif et ne remplacent en aucun cas un avis médical d’un professionnel, seul en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé, de poser un diagnostic et de définir une posologie . De façon générale, les effets d’une plante ne sont pas anodins. Une plante sauvage peut présenter des contre-indications selon les personnes ou avoir des interactions avec des traitements médicamenteux en cours. Par conséquent, un minimum de connaissances et un avis médical préalable sont essentiels avant tout usage d’une plante sauvage.

Un avis médical préalable est également indispensable pour les femmes enceintes, allaitantes et les enfants.

Consommer des plantes sauvages crues expose à un risque de parasitose, par exemple l’échinococcose alvéolaire. La cuisson complète uniquement élimine le danger parasitaire.

Le cueilleur responsable ne collecte que ce dont il a besoin pour sa consommation, en respectant la nature et le droit de propriété.

Enfin, l’environnement de cueillette est important. On évitera les endroits pollués.

 

Sources : http://www.wikiphyto.org/wiki/Chicor%C3%A9e_sauvage

Chronique réalisée par Gilles, ethnobotaniste et mycologue

 

 

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