Bitche : Des militaires en attente de solutions de mobilité et de loisirs pour un meilleur cadre de vie
Développer les mobilités et les divertissements, c’est ce qu’attendent les militaires du 16ème bataillon de chasseurs à pied de Bitche. Le ministère des Armées a commandé une étude auprès de l’INSEE Grand Est afin de connaître l’impact économique et sociétal de la garnison pour ce territoire. Le 1er employeur du pays de Bitche, avec 1220 personnes, a une influence prépondérante depuis son arrivée en 2010.
Son N°1 - Des militaires en attente de solutions de mobilité et de loisirs pour un meilleur cadre de vie
Le bataillon permet de maintenir des commerces et des services à Bitche et dans les communes voisines. Vivien Heim est chef du service études et diffusion à l’INSEE Grand Est.
L'emploi induit est un concept qui permet de mesurer les emplois qui sont générés par la consommation et l'utilisation de services d'une population précise, qui est ici celle des militaires, et en cela, comme ils consomment, comme ils utilisent des services localement, cela permet de générer 220 emplois comme par exemple des boulangeries, des salons de coiffure, etc.
Et ce chiffre monte à 560 avec la présence des familles. Qui dit famille, dit enfant.
Ce sont à peu près 300 enfants qui sont issus de famille militaire. Parmi ces 300 enfants, il y a à peu près 50 enfants qui ont moins de 3 ans, et cela permet que des crèches puissent garder les enfants de militaires. Si l'on prend les enfants qui ont plus de 3 ans, cela équivaut à 8 classes de primaire.

Une base militaire composée surtout de jeunes hommes
Mais la garnison compte aussi 800 militaires célibataires, la moitié a moins de 26 ans et 83% viennent hors du Grand Est. Actuellement, un tiers des chasseurs n’a pas le permis. Un problème de mobilité se pose selon le Colonel Henri Hours, chef de corps du 16ème bataillon de chasseurs à pied de Bitche.
Mes chasseurs, le week-end ou pendant leur permission, cherchent à rejoindre leur région d'origine. Les deux gares TGV les plus accessibles sont celles de Metz et de Strasbourg et il faut 1h30 pour atteindre l'une de ces gares. Deuxième sujet pour eux, quand ils restent sur garnison, ces célibataires ont besoin de divertissement, d'activités qu'elle soient culturelles ou sportives, sachant que le Bitcherland est un peu pauvre dans les divertissements pour citadins.
Enfin, le Général Régis Anthonioz, gouverneur militaire de Strasbourg, va proposer une solution d’hébergement dans la capitale alsacienne pour les chasseurs.
On a l'étude d'un centre d'accueil pour les week-ends essentiellement, afin d'accueillir ceux qui voudraient passer un moment à Strasbourg, le tout gratuitement. On a une possibilité dans Strasbourg, dans une enceinte militaire, d'ouvrir des chambres.
Le Colonel Henri Hours compte s’appuyer sur cette étude afin d’améliorer le cadre de vie des militaires.



