Grosbliederstroff : 350 emplois menacés chez Fonderie Lorraine, les salariés en grève pour des garanties
Les 350 emplois que compte l'entreprise Fonderie Lorraine à Grosbliederstroff sont menacés. Les salariés se sont relayés pour faire grève et bloquer le site mardi 24 mars toute la journée. Alors qu’un PSE entamé il y a 2 ans n’avance pas, l’intersyndicale (FO-CGT-CFDT-CFTC) craint que toute l’entreprise soit menacée de fermeture.
Son N°1 - 350 emplois menacés chez Fonderie Lorraine, les salariés en grève pour des garanties
80 salariés sont mobilisés ce matin. Si la bonne ambiance règne entre eux, l’inquiétude est bien présente.
L’état d’esprit est au plus bas.
Gilles est salarié ici depuis 28 ans.
Etant donné qu’on est incertain, du jour au lendemain, plan social pas plan social, on ferme l’usine, on ferme pas l’usine… On travaille, on fait notre job parce qu’on essaye d’être un minimum professionnel mais l’état d’esprit… on vient travailler mais c’est dur.
Vers une fermeture de site en 2027 ?
Ça fait près de 2 ans qu’un plan social est annoncé chez Fonderie Lorraine. Alors que rien ne se passe, l’intersyndicale attend des réponses.
On est en train de faire un PSE pour licencier 69 personnes et on a aucune garantie pour les plus de 250 personnes qui vont rester. Nous, ce qu’on demande c’est des garanties pour l’avenir du site. Sans garanties, pas de PSE on ne négociera rien du tout.
Les syndicats ont été reçus par la direction ce matin, mais n’ont obtenu aucune réponse. Ils attendent à présent une réaction des actionnaires, Voit* (51%), mais surtout ZF (49%). Pour eux, l’avenir s’assombrit à mesure que le chiffre d’affaires baisse.
-On n’a pas de contrat, on attend qu’il y ait des contrats qui rentrent. Ils nous font attendre, ils nous font attendre… Nous ce qu’on a peur c’est qu’on passe en liquidation judiciaire et qu’on ferme la boite
-On nous parle de repreneur mais bon, on ne voit rien venir et on se pose vraiment des questions. Nous, on pense que la ZF est en train de gagner du temps pour pouvoir nous fermer à moindre coût.
-Voilà ! On a l’impression qu’on nous balade juste pour que ZF ait ses pièces et que, d’ici la fin de l’année quand on sera en difficulté, on se retrouve en redressement judiciaire.
L’intersyndicale devine une fermeture de l’entreprise qui produit des pièces pour l’industrie automobile d’ici 2027 et fera tout pour obtenir une réponse. La grève est partie pour durer.
On va se relayer, on va s’organiser mais on ira jusqu’au bout.
*L’entreprise de Saint-Ingbert est elle-même en grosse difficulté et devrait fermer.


