Le syndicat SNUDI FO 57 appelle à la mobilisation ce jeudi contre les fermetures de classes
Les mobilisations se mettent en place contre les fermetures de classe. Jeudi dernier, le Directeur académique des services de l'éducation nationale (DASEN) a rendu ses premières décisions concernant les ouvertures et fermetures de classes pour la rentrée de septembre 2026. D'après le syndicat FSU SNUipp de Moselle, 92 classes devraient fermer. On en parlait dans le Grand Réveil ce matin avec notre invité.
Son N°1 - Le syndicat SNUDI FO 57 appelle à la mobilisation ce jeudi contre les fermetures de classes
Gilles Leleux - co-secrétaire du syndicat SNUDI FO 57
Les syndicats s'attendaient à des suppressions de postes et de classes dans le département. 92 fermetures, c'est beaucoup, c'est trop aujourd'hui ?
Oui, c'est bien trop parce que ça va remettre en cause les conditions de travail, des conditions d'accueil aussi de l'inclusion. On sait qu'on doit inclure de plus en plus et l'inclusion systématique ça rend les choses compliquées. Et donc, dans un contexte de fermeture de classes, avec des moyennes qui vont parfois atteindre 25 et plus d'élèves par classe, donc ça va forcément être compliqué.
La Moselle-Est est très touchée par les fermetures de classes à la rentrée prochaine. On peut citer deux fermetures à Stiring-Wendel, une à Schoeneck, Morsbach, Guebenhouse, Bettviler, Hambach, Sarralbe. Les nouvelles sont globalement mauvaises pour le territoire mosellan et les zones rurales ?
Oui, tout à fait. Le maillage scolaire en zone rurale va être vraiment impacté par cette carte scolaire. On a des mobilisations qui se mettent en route, notamment ce matin, dans différents endroits, à Bettviller, Rimling, Gros-Réderching, et puis on a aussi sur L'Hôpital. Toutes les zones sont touchées, mais c'est sûr qu'en zone rurale, ça va être difficile avec des effectifs pléthoriques dans les classes, et puis surtout des groupes de niveaux où on va avoir de la grande section au CE2, voire CM.
Donc là, pour les enseignants, c'est compliqué à gérer quand on a des tranches d'âge si élargies ?
Oui, c'est très compliqué, comme je vous le disais aussi. Si on prend aussi en compte l'accueil de situations de handicap compliqué, donc on peut imaginer que ça va être difficile. On n'a pas besoin d'être devin pour s'en apercevoir.
Donc 92 classes et au total 45 postes d'enseignants qui seront supprimés. Vous vous êtes déjà mobilisé à plusieurs reprises contre ces suppressions de postes aujourd'hui. Est-ce que le combat va se poursuivre ?
Bien entendu, oui. On a des collègues qui veulent venir devant la préfecture jeudi matin à 9h30. D'ailleurs, je lance un appel à tous les collègues qui se sont mis en arrêt pour jeudi de nous rejoindre devant la préfecture parce qu'il y aura le comité départemental à 10h qui se charge justement d'entériner toutes ces décisions de carte scolaire.
On devrait savoir jeudi définitivement quelles classes vont fermer ?
Oui, normalement jeudi. Ça peut encore bouger, c'est pour ça qu'il faut que les collègues se mobilisent. Parce que si vous voulez, ça peut bouger un petit peu d'ici jeudi, mais ça peut bouger aussi en fin d'année. Donc il faut vraiment que les collègues comprennent qu'il faut se mobiliser.
Qu'est-ce que vous allez demander jeudi lors de cette réunion ? Est-ce que vous allez plaider pour certaines écoles en particulier ?
Nous c'est simple, chez Force Ouvrière, à partir du moment où on supprime une classe, c'est déjà trop. Donc nous on demande à l'inspecteur d'académie de revenir sur ses décisions, sur l'ensemble des décisions. Comme je le disais, en zone rurale, ça va être dramatique. Parce qu'une classe qui disparaît, puis après une autre classe, puis c'est l'école qui disparaît. Donc ça pose vraiment des problèmes aussi.
On le disait, il y a des mobilisations ce matin, est-ce que ça, ça peut changer quelque chose ? Est-ce que vous pensez que ça peut sauver des classes ces mobilisations ?
Qui ne tente rien n'a rien. Et puis il faut toujours quelque part se battre et puis avoir la tête haute. Si on accepte ces décisions, on est déjà battu d'avance. Nous on est toujours sur ce principe-là, le principe de combat et de faire valoir les droits des salariés. On ne lâchera pas et on verra bien ce qui se passe.


