Meisenthal : Les arts de la rue à l’honneur ce week-end lors du festival "Demandez-nous la Lune !"
Le festival "Demandez-nous la Lune !" est de retour ce week-end à la Halle Verrière de Meisenthal pour une 18e édition. Comme chaque année, les arts de rue seront mis à l'honneur. On en parlait ce matin dans le Grand Réveil avec notre invité.
Son N°1 - Les arts de la rue à l’honneur ce week-end lors du festival "Demandez-nous la Lune !"
Pascal Klein - directeur et programmateur de la Halle Verrière à Meisenthal
Cette année, une vingtaine de rendez-vous sont prévus sur deux jours. Comment a été pensée cette programmation ? Quels types de spectacles va-t-on pouvoir voir ?
C'est toujours un peu la même recette, c'est essentiellement autour des arts de la rue. C'est une famille très large, vous allez retrouver du cirque contemporain, il y aura du clown et un peu de mimes, un certain nombre de choses qui font la richesse des arts de la rue. Et puis c'est un peu la recette habituelle de ce festival qui, au bout de la 18e édition, a réussi à fidéliser, à trouver un public.
Alors justement, le public, à quel public vous vous adressez ?
C'est vraiment très tout public. Il y a un certain nombre de spectacles qui sont vraiment réservés à des publics un peu plus adultes, des spectacles beaucoup plus accessibles pour les familles. Et donc l'idée c'est vraiment d'avoir une sorte de panel qui puisse correspondre un peu à ce public qui s'est fidélisé au fil des années et qui sait un peu à l'avance à quoi s'attendre. Et puis l'idée c'est aussi d'avoir des choses un peu nouvelles, des formes un peu nouvelles. Pour la deuxième année consécutive, on a un clown un peu spécial, qui n'est pas forcément comme on a l'habitude de le voir, mais qui a un jeu d'acteur assez incroyable et qui reste très intéressant à découvrir.
Est-ce que vous avez une date, un spectacle, une troupe coup de cœur pour cette programmation de cette année ?
C'est très compliqué. Il faut savoir que tous ces spectacles-là ont déjà été sélectionnés, ont été vus. Je parcours une bonne dizaine de festivals tous les ans, un peu partout en France, mais également à l'étranger, pour repérer un certain nombre de spectacles dans le cadre de notre programmation globale annuelle. Parce qu'on programme ce festival, mais il y a également un deuxième festival en été, donc il faut effectivement avoir vu un certain nombre de choses. Et si vous voulez, tous ces spectacles ont été vus et sont programmés. Ce sont tous des coups de cœur.
Il y a les spectacles, mais aussi des ateliers, comme par exemple le dimanche, un atelier acrobatique parents-enfants, il y a également un atelier fleurs séchées qui est proposé. L'idée c'est quoi ? C'est aussi d'initier le public, de le faire participer ?
Il faut savoir que nous, tout au long de l'année, on mène des ateliers de pratique artistique et des actions culturelles avec les écoles, les lycées, les collèges de notre secteur. Et donc on s'est dit que tout naturellement, ce jour-là, il y a beaucoup de parents qui sont présents avec leurs enfants, donc il est tout à fait normal aussi qu'on leur propose quelque chose ou des ateliers. Et c'est quelque chose qui est plutôt rempli à chaque fois. Je sais qu'il y a toujours une quinzaine ou une vingtaine de personnes, ce qui est un peu la limite au niveau du nombre de publics dans ces ateliers. C'est un petit plus, c'est permettre aussi à ces gens qui sont là de ne pas être tout simplement spectateurs, mais aussi acteurs de quelque chose.
Les spectacles sont gratuits. C'est important pour vous de continuer à proposer un accès à la culture gratuitement par le spectacle ?
C'était vraiment une volonté dès le départ. Cette année, c'est toujours encore gratuit, mais ça va être de plus en plus difficile parce qu'il faut savoir qu'on s'adresse à que des compagnies professionnelles. Donc forcément, avec des cachets, des défraiements et tout ce qui va avec. Et là, ça commence à être un peu compliqué à porter ça de cette manière-là, tout simplement parce que les budgets de la culture sont un peu en baisse partout. On n'est pas les seuls concernés, bien évidemment. On se pose vraiment la question sur comment faire l'année prochaine. Mais c'est vrai que c'était quelque chose qu'on a toujours essayé de défendre et pour justement pas rajouter de barrières supplémentaires, surtout en milieu rural, où on sait que l'accès à la culture est très important.
"Demandez-nous la Lune !" c'est samedi dès 15h, dimanche de 11h à 19h. Certains spectacles ont une jauge limitée. Pensez à réserver.


