Etting : Une huitième saison marquée par les canicules chez le seul producteur d’escargots du pays de Bitche
L'Escargot du Pays de Bitche a trouvé son rythme de croisière. Basée à Etting, l’activité d'héliciculture gérée par Jérémie Hergott, est loin d’avancer au ralenti. Sa huitième saison a tout de même été marquée par les canicules successives. Nous l’avons rencontré lors d’une visite avec le sous-préfet de l’arrondissement, Wassim Kamel.
Son N°1 - Une huitième saison marquée par les canicules chez le seul producteur d’escargots du pays de Bitche
Jérémie Hergott est double actif. Il travaille au service technique au centre de détention d’Oermingen. Chez lui, c’est dans un autre monde qu’il plonge.
Moi, ce qui me plaît dans les escargots, c'est qu'on gère tout le process. Les escargots sont chez nous, à la maison ; ils ne partent ni à l'abattoir ni chez le boucher, on a entièrement la mainmise et c'est ça qui est vraiment sympa. On peut gérer la qualité finale du produit.
Avant de lancer cette activité dans le pays de Bitche, où il est d’ailleurs le seul, Jérémie a pris un an pour se former.
J'ai trouvé un héliciculteur qui a bien voulu me former sur son exploitation. J'ai fait une saison complète chez lui, régulièrement je montais le week-end dans le Jura, ou quand j'avais des congés, et au fur et à mesure on a fait toutes les étapes d'une saison complète d'escargots.

Une perte conséquente cet été
Chaque année 150 000 escargots sont dans le parc, et jusqu’à 90 000 arrivent à l’étape de la vente. Mais cette année est plutôt rude.
Pour l'instant, j'estime entre 20 à 30% de pertes par rapport aux autres années, essentiellement à cause des températures avec les épisodes de canicule. Ils ont fait du mal dès le début sur les naissains, qui sont forcément plus fragiles.
90% de ses ventes se font en novembre/décembre. Jérémie ne regrette pas de s’être lancé dans la production d’escargots.
En termes d'objectifs, on arrive, oui, à ce qu'on avait prévu. Pour moi, c'était principalement de pouvoir travailler seul, de pouvoir gérer moi-même et de ne pas dépendre de quoi que ce soit. J'arrive à faire les quantités fixées, j'arrive à rembourser les crédits ; donc, pour l'instant, tout va bien !
60 000 euros avaient été nécessaires pour s’installer. Le sous-préfet a salué sa persévérance en étant double actif.



