Sarreguemines : Le Patrimoine de la rue Clémenceau

Histoire et Patrimoine

Sarreguemines : Le Patrimoine de la rue Clémenceau

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Épisode du lundi 11 mai 2026 à 09:45

La rue Clémenceau de Sarreguemines regorge de curiosités faisant partie du Patrimoine.

 

- L’église du Sacré Cœur érigée de 1932 à 1935 par l’entreprise Diestch, fut construite avec les fonds de la ville, les subsides du conseil de fabrique et le don gracieux du chanoine Alexandre Gangloff.

La nouvelle église de style néogothique est en grès gris des Vosges.

C’est une église inachevée, car les 2 tours ne furent jamais édifiées.

Touchée par les bombardements en 1944, elle fut restaurée de 1945 à 1964.

 

- Les cloches initialement prévues dans les tours seront finalement installées à côté de l’église, sur un support de 11m de haut, de 4m de large et 5m de long.

Les travaux furent confiés à la Saarlouiser Glocken-Giesserei de Saarlouis pour la fourniture des aciers, le montage sera exécuté par les ateliers Schweitzer de Sarreguemines.

Les 4 cloches expédiées d’Annecy par train furent bénies le 16 mars 1958.

 

- Le mess des Officiers de cavalerie fut construit de 1900 à 1904 légèrement en retrait de l’alignement de la rue Clémenceau. Il fut conçu par l’architecte Steidl de Berlin.

 - De style néogothique, le jeu des toitures, des pignons, des lucarnes et du clocheton donne ce caractère martial.

Ce bâtiment a ensuite abrité le presbytère de l’église du Sacré-Cœur.

 

- L’abri anti-aérien : dès 1930, l’armée française construit des abris anti-aériens sous le sol sarregueminois afin de protéger la population en cas de bombardement.

Celui creusé sous l’église du Sacré-Cœur de 1936 à 1939, a 17 m de profondeur, est composé de 500m2 de galeries pouvant accueillir 1500 à 2000 personnes.

Les corridors de 2m50 à 4m de large pour autant de hauteur, sont aménagés en zigzags pour éviter des démolitions trop importantes. Les conditions de vie sont sommaires, mais acceptables, car il y avait l’eau et l’électricité.

photo Lehmann

 

 Une anecdote de cette époque : Mme Mireille Neiss, épouse de Bruno Neiss y est née le 14 décembre 1944 à 2h40. La sage-femme, Mme Marie Lang que le docteur Zahm avait été autorisé à chercher, était ma grand-mère.

 

Chronique réalisée par Arlette, historienne de formation et guide touristique. 

 


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