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À Goetzenbruck (Ep.6),
la famille Nirrengarten tenait la boucherie du village


par Camille Bazin
samedi 10 juillet 2021 à 06:12

Sixième et dernier épisode de notre saga consacrée à la commune de Goetzenbruck qui fête cette année ses 300 ans.
Comme dans la plupart des villages, Goetzenbruck avait il y a quelques années sa boucherie, même deux ! C’est Alfred Nirrengarten qui a tenu ce commerce rue de Bitche jusqu’en 1968, nous l’avons rencontré.

Son N°1 - À Goetzenbruck (Ep.6), la famille Nirrengarten tenait la boucherie du village

Un métier de père en fils

Alfred, est le dernier d’une fratrie de 6 enfants. Né en 1942, il a grandi dans la boucherie de ses parents.

J’ai fait des études jusqu’en troisième, après j’ai arrêté et je suis revenu à la boucherie. J’ai appris le métier avec mon père et mon frère.

En 1968, à l’âge de 24 ans, il décide de reprendre l’affaire de ses parents.

Toute ma carrière, j’ai été boucher. En 1977, j’avais une succursale à Meisenthal. Je faisais le dépôt à Meisenthal, la production se faisait à Goetzenbruck et ma femme tenait la boutique à Goetzenbruck.

À l’époque, le métier de boucher était bien différent de ce qu’on connaît aujourd’hui. Il fallait aller chercher les bêtes directement à la ferme.

Les fermes du coin ou sinon dans les environs, on allait même jusqu’en Alsace. Au début, j’allais avec mon père et puis après, de fil en aiguille, on avait nos clients, ils nous appelaient quand ils avaient quelque chose à vendre et puis on y allait. Les veaux, les grosses bêtes, les bœufs et les porcs.

Une place centrale dans la vie du village

Président du club de foot durant de nombreuses années, le boucher participait volontiers aux fêtes du village.

On avait beaucoup d’associations pour les fêtes d’été. On faisait des merguez pour les barbecues.

Et les clients appréciaient particulièrement…

...la saucisse de pommes de terre ou les estomacs de porcs farcis.

Malheureusement, faute de personnel, en 2005 Alfred Nirrengarten ferme sa boucherie.

J’avais une quinzaine de repreneurs pour la boucherie. Soit à la vente, soit à la location, mais je n’ai pas voulu parce que cette maison a été créée par mes parents. Ce n’était pas une question d’argent, c’était une question d’amour-propre de garder cette maison.