Société

40 ans d'Emmaüs à Forbach : Gaston Weber, de compagnon à président


par Margot Benabbas
vendredi 7 octobre 2022 à 07:28

40 ans d'Emmaüs à Forbach : Gaston Weber, de compagnon à président

Emmaüs Forbach fête ses 40 ans. A cette occasion, on va vous faire découvrir le portrait d’une personnalité emblématique de l’association, son actuel président, Gaston Weber. Avant d’arriver à ce poste, il a lui-même commencé en tant que compagnon.

Son N°1 - 40 ans d'Emmaüs à Forbach : Gaston Weber, de compagnon à président

Moi je suis arrivé en 1989, en partie désocialisé. J'ai été accueilli sans qu'on me pose une question. Rien du tout. On m'a dit qu'il faut travailler pour gagner sa vie et voilà je suis rentré comme ça dans la communauté tout simplement en tant que compagnon. 

Pendant 8 ans, Gaston est resté compagnon. Sur place, il s’est très vite relevé quand il s’est rendu compte qu’il pouvait être utile.

C'est quand on aide les autres, qu'on ne se regarde plus le nombril qu'on arrive à oublier ses propres soucis et voilà, comme je suis un ancien syndicaliste et, j'ai fait aussi de la politique, je me suis aperçu que je pouvais aider d'autres personnes qui étaient là et qui étaient plus atteintes que moi par les accidents de la vie. 

Pour aider les autres, il prend en main le chantier d’insertion en 98, puis la résidence sociale créée par Emmaüs. Il prendra ensuite sa retraite en 2011 et aujourd’hui est président de l’association.

Ça s'arrête jamais, non, non ! Moi je suis tombé dedans (rire) c'est comme ça ! On a vraiment le sentiment d'être utile. 

Des rencontres marquantes

Le septuagénaire originaire de Stiring est mobilisé depuis toujours mais c’est chez Emmaüs qu’il a trouvé sa raison d’être. L’ancien ouvrier dans le domaine de la sidérurgie a surtout été marqué par des rencontres au fil des années.

Moi je me rappelle notamment d'un compagnon, qu'on surnommait Titi. Il vivait dans une écurie quand on nous l'a ramené à Forbach et je me rappelle bien de lui parce qu'il avait surtout très mal dans les jambes et il était souriant tous les jours. Il était au magasin, il était assis dans un coin et, tous les cuivres qu'on avait dans le magasin, tout brillait, toutes les lampes marchaient. Et moi j'avais une admiration pour ce bonhomme-là parce qu'il était malade et tout mais non, toujours souriant.  

D’après Gaston, tant qu’il y a une lueur dans les yeux de quelqu’un, il y a toujours de l’espoir que cette personne s’en sorte. C’est pour cette lueurs qu’il s’investit depuis des années pour Emmaüs. Et il ne compte pas s’arrêter.

A l'occasion des 40 ans d'Emmaüs un grand événement est prévu le dimanche 9 octobre.