Sarreguemines : Quinze personnes mobilisées en permanence pour déneiger les rues
Les municipalités font face à un défi ces derniers jours, la gestion des conditions hivernales avec le froid, le verglas et surtout la neige. A Sarreguemines, les services de la ville sont fortement mobilisés pour assurer la sécurité des habitants. On en parlait dans le Grand Réveil ce matin avec notre invité.
Son N°1 - Quinze personnes mobilisées en permanence pour déneiger les rues
Jean-Luc Eberhart - directeur général des services de la ville
La neige est tombée en abondance, surtout la semaine dernière. Comment on réagit face à ce type de phénomène ? Quels moyens sont déployés et quand ?
L'organisation de la viabilité hivernale est préparée au niveau des services techniques et déclenchée par le responsable d'astreinte du centre technique municipal. Il y a en permanence des équipes d'astreinte qui sont mises en place et celles-ci à partir du 15 novembre et jusqu'au 15 mars. On a 15 personnes qui sont mobilisables à tout instant et prêtes à réagir. Donc le déclenchement est fait par le responsable d'astreinte. Il y a quatre personnes qui sont responsables toute l'année d'astreinte et qui, d'une part, utilisent les prévisions météorologiques et d'autre part se lèvent pour constater l'état de la météo, l'état des voiries et sont donc responsables du déclenchement de l'astreinte. Lorsqu'on déclenche l'astreinte, c'est six équipages qui sont capables d'intervenir, c'est-à-dire quatre camions équipés de lames et de kits de salage, deux tracteurs et puis on a encore des petits équipements comme des quads.
Comment ça s'est passé ces derniers jours ? Est-ce que tout s'est bien passé pour vos équipes sur le terrain ? Est-ce qu'il y a eu des problèmes à noter ? Est-ce que c'était un épisode particulier pour vous et vos équipes ?
Alors oui, c'était un épisode qu'on n'avait plus trop l'habitude de voir. Pour mémoire, la saison passée, l'hiver 2024-2025, on avait épandu 81 tonnes de sel, l'année d'avant c'était 152. Et là, rien que sur le week-end, on a déjà répandu, 155 tonnes de sel. Il y a eu six déclenchements sur les huit derniers jours. Au début, c'est un peu préventif quand il y a les premières neiges, mais là effectivement les épisodes se sont suivis et ce qui a un peu aggravé la situation, c'est qu'il y a eu du gel aussi. Donc la neige fond un peu avec le soleil l'après-midi, il y a eu quelques jours de soleil et puis ça crée une petite couche de verglas et donc la neige tient tout de suite dès qu'elle tombe. La moindre chute de neige tient sur le sol et puis on est obligé de réintervenir. Donc il y a pratiquement eu, dans ce week-end-là, 220 heures de main-d'oeuvre qui ont été faites en heures supplémentaires par le personnel du centre technique. Et des espaces verts, puisqu'ils participent également au déneigement.
Est-ce que ça prend en compte toute la ville ? Est-ce que vous devez tout gérer ou est-ce qu'il y a des axes, par exemple, qui sont gérés par le département ou d'autres services ?
Non, nous on gère la partie intra-ville. Le département gère ses départementales jusqu'aux entrées de la ville. Et en fait, nous on gère les rues par priorité. On a une cartographie de la ville sur laquelle les axes sont classés en trois priorités. Bien sûr, d'abord les traversantes, les axes très importants avec une fréquentation importante et avec des risques liés à la pente, par exemple, classées en priorité une, la rue de la Montagne, la rue Foch typiquement, la rue Clémenceau, donc des rues très raides et puis à fort trafic. Ensuite, on a des rues secondaires et puis on a des rues tertiaires qui sont, on va dire, des petites impasses. En priorité, on fait les grands axes et aussi longtemps que les grands axes ne sont pas dégagés, par exemple, si la neige persiste, elle peut être là à 5 heures du matin et continuer à tomber encore à 9-10 heures, on est obligé de repasser sur les grands axes.
Et qu'en est-il des trottoirs ? Est-ce que c'est à la ville de s'en occuper ou aux habitants ?
En principe, les trottoirs sont à faire par les riverains, et puis effectivement, c'est une pratique qui se perd un peu. Alors, il y a des endroits où la ville fait, parce qu'il y a des arrêts de bus, il y a des endroits où il faut qu'on dégage, donc on le fait, mais on ne peut pas le faire forcément sur toutes les rues et dans tous les quartiers.
On annonce encore de la neige aujourd'hui. Est-ce que vous surveillez de près les prévisions météo ? Est-ce que les équipes sont prêtes à intervenir à toute heure ?
Les équipes restent sur le qui-vive, c'est-à-dire que notre équipe qui est d'astreinte, elle va être d'astreinte pendant une semaine entière et sera prête à intervenir. Chacun a son téléphone à côté de son lit et est prêt à intervenir si le responsable déclenche. Après, on ne va pas cacher le fait qu'on a déjà étendu beaucoup de sel et que les stocks commencent à être un peu plus serrés. On a commandé 64 tonnes hier, on a déjà été livré en partie, heureusement, parce qu'il y a même des tensions chez les fournisseurs. Bien sûr, toutes les communes sont dans le même cas. On a encore de quoi faire, il ne faut juste pas que ça se prolonge encore 8 ou 10 jours où on risque d'être en rupture de stock de sel après. On a attaqué l'hiver avec un peu plus de 200 tonnes de stock de sel et puis là, on doit avoir encore une bonne soixantaine de tonnes et on recevra encore des livraisons.


