Hambach : "La majorité d’entre nous va y laisser des plumes" : L’inquiétude des salariés de Mahle-Behr face au PSE
Les 186 salariés de l’entreprise de Hambach, qui doit cesser son activité cette année, ont décidé de se mobiliser pour obtenir le maximum de la part de la direction avant la fermeture définitive. Parmi les revendications évoquées lors de la réunion avec les dirigeants, il y a notamment le congé de reclassement et l’indemnité supra-légale.
Son N°1 - "La majorité d’entre nous va y laisser des plumes" : L’inquiétude des salariés de Mahle-Behr face au PSE
Devant l’entreprise, les salariés comme Stéphane ne cachent pas leurs craintes.
La crainte de retrouver un emploi, et la rémunération, parce que la majorité d’entre nous va y laisser des plumes.
Les attentes sont élevées pour les salariés et les syndicats. Roberto Fedozzi est délégué syndical FO.
Maintenant, on rentre dans le vif du sujet, par rapport aux négociations du Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE). Les salariés veulent des réponses sur l’accompagnement, le congé de reclassement, toutes les aides dont ils pourraient bénéficier, et surtout l’indemnité supra-légale.

Les indemnités du congé de reclassement proposées par l’entreprise ne sont pas à la hauteur de leurs attentes. Manuel Mensch est délégué syndical CFE-CGC.
Dans l’accord RCC qu’on avait signé, on était à 85%, et là, ils proposent 75%. Pour nous, ce n’est pas suffisant.
Des revendications nécessaires pour le délégué syndical CGT, Geoffray Roche.
On sait que c’est dur de retrouver un travail. Le congé de reclassement, il faut qu’il soit conséquent pour que les gens puissent retrouver du travail, le budget de formation aussi pour les reconversions et autres. Et bien sûr, l’indemnité supra-légale, c’est pour le préjudice subi pour la fermeture. On parle de fermeture donc, on perd notre emploi.

Le but est de partir le plus dignement pour ces salariés qui comptent sur un préjudice de la part de l’entreprise.
Nous, on demande 42 000 € de prime légale, plus 2 500€ par année d’ancienneté.
Si les salariés n’obtiennent pas gain de cause, ils se réservent le droit de poursuivre la mobilisation.


