Écouter, comprendre, agir : les clés contre le harcèlement dès l’école primaire à Sarralbe
À l’école, le harcèlement n’a pas sa place. Lundi et mardi, Anne-Marie Gaertner, policière municipale à Sarralbe, est allée à la rencontre des écoliers pour parler de ce sujet délicat. Avec des mots simples et des jeux éducatifs, elle a expliqué aux enfants comment se protéger et agir face au harcèlement.
Son N°1 - Écouter, comprendre, agir : les clés contre le harcèlement dès l’école primaire à Sarralbe
Quand on vous dit tous les jours : “Personne ne veut de toi, ne viens pas avec nous, reste là-bas”, ce n’est pas normal !
Donner des exemples c’est la première des méthodes de l’intervenante. Mais il faut aussi savoir ce que ressent une victime d’harcèlement.
On se sent humilié, on ne se sent pas bien, on ne mange plus, on ne dort plus, on n’a plus envie d’aller à l’école, on s’isole, etc. Et quand on en arrive là, c’est que ce n’est pas bon.

Anne-Marie Gaertner sait de quoi elle parle.
C'est une cause qui me tient très à coeur, parce que moi-même, étant plus jeune, j'ai été victime de harcèlement, même si c'était léger. Aujourd'hui, j'ai fait une formation pour intervenir dans les écoles et surtout dire aux enfants qu'ils ne sont pas seuls et qu'on est là pour eux.
Faire en sorte que le message soit entendu
Après la théorie, un jeu de cartes a permis de constater si les enfants ont été réceptifs au message.
Vrai ou faux, une victime de harcèlement est responsable de ce qui lui arrive ?
Quand tu rentres de l'école, tu vois très souvent une jeune fille se faire harceler par plusieurs enfants, que fais-tu ?
On a ensuite interrogé Camille, Emilia, Timéo et Kylian, en classe de CM1, pour savoir ce qu’ils ont retenu.
L'isolement, ça fait partie du harcèlement, les insultes, les bagarres, etc.
Le harcèlement, c'est embêter quelqu'un tous les jours.

Et ils connaissent désormais le numéro à composer en cas de harcèlement.
C'est le 30 18 non ?
Effectivement, il faut appeler le 30 18. Ce sont des personnes qui vont vous écouter et que vous ne connaissez pas. C'est peut-être plus facile pour vous.
Eviter que la situation ne s'aggrave
Le cas de Sara à Sarreguemines en est l’exemple. Le harcèlement peut virer au drame et les enfants le savent.
Il y a une fille de 9 ans qui s'est suicidée...
Effectivement, on peut en arriver-là, mais il ne faut pas qu'on en arrive-là, et c'est pour ça que je suis là aujourd'hui. Il faut vraiment en parler.
Tout le monde doit être uni contre ce fléau rappelle Anne-Marie Gaertner.
On ne soutient pas et on n’encourage pas le harceleur. Le témoin courageux, c’est vous ! Demain, c’est vous. C’est vous qui allez aider, c’est vous qui allez être là pour la personne qui se fait harceler.
Chaque enfant a désormais les outils pour repérer et affronter une telle situation.



