Interdiction des téléphones au lycée : Un projet de loi jugé excessif par les lycéens
La semaine dernière, Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation nationale, a présenté son plan sur l'interdiction des téléphones portables au lycée à partir de la rentrée prochaine. Le projet de loi est en cours de discussion au Parlement. Nous en avons profité pour demander l’avis des jeunes du lycée Jean-de-Pange à Sarreguemines.
Son N°1 - Interdiction des téléphones au lycée : Un projet de loi jugé excessif par les lycéens
Une mesure comprise, mais jugée trop drastique par les jeunes comme Paul.
En soit, c’est compréhensible. On est jeune, on est une génération qui est très connectée, donc, ça se comprend parce qu’il y a des jeunes qui ne veulent pas décrocher. C’est compréhensible, mais en même temps, carrément l’interdire, je trouve ça excessif.
Une mesure qui n’est pas comprise par Nathan qui juge qu’il y a déjà assez de restrictions liées au téléphone.
Les professeurs nous interdissent déjà le téléphone en cours et ce n’est pas vraiment un problème. Je pense qu’il faut l’interdire au collège, mais au lycée, on en a besoin tous les jours, donc, je ne pense pas qu’il faudrait l’interdire.
Si le téléphone peut servir de moyen de triche et de déconcentration pendant les cours, Victoria estime que ce nouveau projet de loi n’endiguera pas les problèmes.
Si quelqu’un veut tricher, il trichera de toute manière. Il prendra un autre téléphone ou alors son ordinateur. Je ne pense pas qu’interdire le téléphone soit la solution, parce que les lycéens ont entre 16 et 18 ans, et ce n’est plus un âge où l’on enlève le téléphone à un adolescent. On n’est plus des enfants, on sait se contrôler.
Des problèmes de communication en vue
Pour beaucoup, cette interdiction du téléphone pourrait poser un problème de communication lié à l’actualité du lycée.
-Le lycée est un endroit assez grand, du coup, on peut envoyer des messages à ses amis pour demander où ils sont, si on mange ensemble à midi, etc. Je trouve ça très utile.
-Ça risque d’être compliqué si par exemple un professeur n’est pas là, si des cours sont reportés, ou comme par exemple, l’année dernière, quand il y a eu les inondations et que les parents étaient prévenus qu’ils devaient venir chercher les enfants. Si jamais ça devait se reproduire, et qu’on n’a pas le droit aux téléphones, ça risque d’être compliqué d’être informé.
Ce projet de loi comporte également un volet visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Une mesure également loin de faire l'unanimité auprès des jeunes.


