Reyersviller : La vitrerie Siebering, décore et façonne le verre "entre authenticité et modernité"
Depuis 1996, la vitrerie Siebering façonne et décore le verre pour différents types de créations. Dans l'atelier à Reyersviller, 9 salariés œuvrent à la confection de créations sur-mesure pour les clients. Jeudi 12 mars, nous avons visité cette entreprise avec le sous-préfet de l’arrondissement de Sarreguemines, Wassim Kamel.
Son N°1 - La vitrerie Siebering, décore et façonne le verre "entre authenticité et modernité"
Dans l’atelier, tout commence avec la découpe des grands panneaux de verre sur cette machine à commande numérique gérée par Michael.
Je monte la table de découpe. J’ouvre le logiciel de coupe, je choisis l’épaisseur du verre, et après, quand j’ai rentré les dimensions, je lance le projet.
Sur cette machine, le verre feuilleté peut aussi être coupé.
La complexité du verre feuilleté, c’est qu'il est composé de deux verres séparés par deux films de polyvinyl butyral.


Pour un rendu net, la machine s’occupe entièrement du procédé.
Elle coupe les deux verres, elle les rompt. Elle chauffe le PVB, elle écarte les deux morceaux de verre et elle passe le cutter pour sectionner les films. Elle fait tout.
La décoration du verre
Après la découpe, tout le travail de décoration du verre débute dans l’atelier dirigé par Philippe.
On a une machine rectiligne pour façonner les bords du verre. On a des biseauteuses pour faire des biseaux ou des chanfreins à 45 degrés sur les verres. On a aussi une sableuse pour dépolir le verre avec des motifs.


De nombreux pôles qui permettent de réaliser divers projets. Arnaud Siebering est le co-gérant de l'entreprise.
Des cloisons vitrées, des crédences de cuisine, des garde-corps, des parois de douche, etc. Tout ce qui est relatif au verre plat.
Un savoir-faire millénaire
Dans un atelier bien plus calme, Adrien fait parler son savoir-faire manuel sur la confection de vitraux, spécialité de l’entreprise.
Ça commence par un dessin, ensuite, on va découper les différentes pièces de verre, soit à main levée, soit avec des calibres. On monte les différentes pièces de verre, un peu comme un puzzle, sauf qu’entre chaque pièce vous allez avoir un profilé de plomb. Quand on le coupe, la tranche forme un « i » majuscule, ce qui permet, dans les deux creux, d’accueillir la pièce de verre. On fait le montage, on coupe les plombs à la bonne longueur. Quand on a fini le montage et mis aux dimensions, on va effectuer une soudure à l’étain, à chaque intersection.




Pour ce sublime rendu, demandant une connaissance particulière, il faut compter à peu près 40 heures de travail au mètre carré. Comme nous, le sous-préfet de Sarreguemines Wassim Kamel ressort impressionné de cette visite.
Cet alliage entre l’authenticité et la modernité avec des machines de la dernière génération. À côté, on a la magie et la technicité du vitrail.
La vitrerie Siebering investit plusieurs milliers d’euros chaque année dans des machines de pointe. Labelisée entreprise du patrimoine vivant, elle rayonne à travers toute la France.


