Goetzenbruck : Des prothèses dentaires faites main depuis 30 ans au laboratoire BSR
Le laboratoire BSR est un fabricant de dispositifs médicaux sur mesure et plus particulièrement de prothèses dentaire. Les 12 salariés construisent à la main tout ce qui va du dentier, aux couronnes, en passant par les différentes prothèses dentaires. Lors d’une visite du sous-préfet de Sarreguemines, nous sommes allés à la découverte de cette entreprise.
Son N°1 - Des prothèses dentaires faites main depuis 30 ans au laboratoire BSR
Ici, on reçoit les empreintes qui ont été faites chez le dentiste, et on va mettre de la pâte tout autour pour pouvoir couler le plâtre, afin de préparer le travail. On a des zones, ici, on voit que c’est en bleu plus foncé, donc, on sait que c’est la zone à travailler.
Tout commence avec Cristelle. Ensuite, le véritable travail d’orfèvre se poursuit dans l’atelier. À la main, Delphine construit les fondations d’une couronne.
Je suis en train de modeler des faux moignons qui vont accueillir les futures couronnes du patient. On commence par faire de la sculpture sur cire. Ces pièces de cire, vont être positionnées dans des moules en matière réfractaires. C’est une technique de cire perdue, donc, ça passe un certain moment dans le four. Une fois que la cire est fondue, on va pouvoir injecter le métal, à la place. Ensuite, il y a tout un travail d’ajustage et de polissage.



Un savoir-faire particulier
L’essentiel du travail demande un toucher humain qui sera aidé par des machines de plus en plus technologiques. Sabrina Bour est la PDG du laboratoire BSR.
L’IA ne va pas être en mesure, pour l’instant, de concevoir une couronne. Elle a une base de données, mais nous sommes dans des bouches et chaque dent est différente, chaque patient est différent, donc, le facteur humain est important pour l’adaptation réelle à la bouche du patient.
Un savoir-faire salué par Wassim Kamel, sous-préfet de Sarreguemines.
Il y a ce geste, cette dextérité, qui est faite avec tout un soin et une capacité de rendre, vraiment, le produit le plus performant possible.



Sabrina Bour alerte cependant le sous-préfet sur la concurrence déloyale avec les pays asiatique. Une prothèse sur deux vient notamment de Chine.
Il peut y avoir un impact sur le patient, qui, au final, paye sa prothèse au même prix, qu’elle vienne de chez BSR ou de l’étranger et qui ne respectera pas forcément les mêmes réglementations. Nous, on a des réglementations strictes en France.
Pour rester compétitif, le laboratoire réinvesti fréquemment dans de nouvelles machines-outils. Les prothèses fabriquées ici rayonnent sur un périmètre de 100 km.


