"On veut nous enlever notre droit de protester" les salariés de Fonderie Lorraine contraints de revoir leurs actions
Depuis mardi, les salariés se relayent pour faire grève et bloquer le site de Fonderie Lorraine à Grosbliederstroff. Assignés en référé ce vendredi au tribunal de Sarreguemines les membres de l'intersyndicale ont dû revoir leurs actions de grèves.
Son N°1 - "On veut nous enlever notre droit de protester" les salariés de Fonderie Lorraine contraints de revoir leurs actions
On veut nous enlever notre droit de grève. On veut nous enlever notre droit de protester. On veut nous couper les jambes, mais les salariés de la Fonderie Lorraine ne lâcheront rien.
Ce matin l’intersyndicale, soutenue par un groupe d’une dizaine de salariés, a été convoquée au tribunal de Sarreguemines suite aux manifestations.
Le motif était qu’on fasse du feu devant l’entreprise et qu’on empêche les camions de rentrer pour livrer notre client principal, ZF. On a fait ça pour avoir des réponses par rapport à notre PSE actuel qui n’avance pas.

350 emplois sont menacés suite à un PSE qui s’enlise depuis deux ans selon le délégué syndical FO.
On n’a pas une direction avec laquelle échanger. On a un avenir du site qui est menacé. On nous parle de suppression de postes, mais pas d’avenir pour le reste des salariés.
Les représentants syndicaux demandent une négociation avec la direction.
-On a toujours été là, on a toujours travaillé, on a toujours répondu présent pour les heures supplémentaires. On a travaillé du lundi au dimanche pendant des années.
-Si des salariés doivent partir, qu’ils partent dignement et pour les salariés qui restent, on veut avoir une vision, a minima, à moyen terme pour le futur.
Au tribunal de Sarreguemines ce matin, un non-lieu a été exprimé au terme de leur comparution. Les salariés ont fait preuve de bonne volonté, mais ne comptent pas baisser les bras, selon ce délégué syndical CFTC.
On a éteint le feu et on laissera les camions rentrer s’ils le veulent, mais le piquet de grève continue. Personne ne travaille. Ils peuvent aller chercher les pièces qu’il y a en stock, mais quand il n’y en aura plus, parce qu’il n’y a pas de production, ils ne livreront plus, tout simplement.


