"C’était un rêve", les premiers engagés découvrent le Service National Volontaire au 1er RI de Sarrebourg
La rédaction est allée à la rencontre de deux jeunes engagés au Service National Volontaire à Sarrebourg depuis quelques jours. Yasmine, 21 ans, est originaire de Nantes. Selen, 23 ans, vient de Saint-Malo. Tous deux ont choisi de rejoindre le 1er Régiment d’Infanterie pour son histoire puisqu’il s’agit du plus ancien régiment combattant d’Europe encore en activité. Comment vivent-ils leurs premiers pas dans l’armée ? Ils nous racontent leur expérience.
Son N°1 - "C’était un rêve", les premiers engagés découvrent le Service National Volontaire au 1er RI de Sarrebourg
Yasmine a une appétence pour l’armée depuis toute petite.
C'était un rêve ! Et quand j'ai vu l'annonce du président par rapport au service national, je me suis dit que c'était une opportunité à saisir avant de faire le grand saut dans le monde de l'armée.
Pour Selen, c’est un véritable défi.
J'ai fait 5 ans d'études pendant lesquelles je n'ai pas eu l'occasion de faire d'année de césure, contrairement à pas mal de mes camarades. Je me suis donc dit que cela pouvait être une bonne coupure, on va dire, entre la fin de mes études et le début de ma vraie vie professionnelle.

S'adapter au plus vite
Si les débuts ont été difficiles, l’adaptation prend vite le pas.
C'est un petit peu différent de ce que je pouvais penser, dans le sens où c'est vrai qu'on se lève tôt. Je m'y attendais, mais quand le réveil sonne à 5h30, ça fait toujours bizarre alors qu'il fait encore nuit dehors. - Selen
Le rythme est dur, mais il faut tenir. Si on a l'envie et la motivation, ça ne peut que bien se passer.
Le Capitaine Alexandre est en charge de la formation des appelés du Service National. Si les premiers jours sont consacrés à la théorie, le terrain arrive rapidement.
Ils vont donc effectuer beaucoup de tirs les prochaines semaines, ils vont également aller sur leur premier terrain avec une première nuit sous bâche traditionnelle à l'armée. Ils vont aussi avoir des premiers ateliers pour pouvoir se déplacer, se poster, utiliser ses armes, et c'est ce qu'on appelle les actes élémentaires à l'armée.
Discipline et cohésion pour réussir
Les encadrants ont pour objectif de leur enseigner la discipline et la cohésion. Deux valeurs qu’intègre parfaitement Yasmine.
Je trouve que c'est hyper important ; on est H24 ensemble avec la section et nos cadres. Il y a forcément des éléments qu'il faut pousser souvent, mais ça se passe bien. On a commencé à voir beaucoup de choses en peu de temps et à avoir des responsabilités, bien qu'on soit en formation.
Les deux engagés ont hâte de participer aux missions Sentinelle qui sont au programme.
Quand on s'engage, surtout dans l'armée, ce n'est pas pour rester à faire des rondes dans le régiment ; c'est pour vraiment partir en mission, faire de l'opérationnel. En plus, « Sentinelle » est une mission qui a vraiment du sens, parce qu'on est au contact de la population. On protège véritablement les Français.
10 mois intense qui forgeront à coup sûr Yasmine et Selen.



