Faible mobilisation lycéenne ce lundi mais de la colère à Sarreguemines
Aucun débordement au lycée Henri Nominé de Sarreguemines ce lundi matin, mais des jeunes en colère. L’appel au blocus n’a pas attiré les foules devant l’établissement faïencier. Quelques dizaines de jeunes se sont présentés pour faire entendre leur voix entre 8h et 9h30. Si la mobilisation n’a pas duré, certains ont évoqué les raisons de leur implication à notre micro.
Son N°1 - Faible mobilisation lycéenne ce lundi mais de la colère à Sarreguemines
Nous, on est venu pour nos droits, c'est légal ce qu'on fait, on n'est pas là pour casser ou faire du bordel ! Nous, on est là avec nos pancartes, on manifeste, on est posé.
Larry a tenu à se mobiliser ce lundi matin, mais n’a pas vu grand monde le suivre.
Ce n'est pas grave, ça va venir avec le temps, on a confiance !
S’il a envie de manifester, c’est pour dénoncer.
On écrit aussi les problèmes de la société, comme là, par exemple, j'ai une pancarte où j'ai écrit "Free Palestine", un ami à moi a écrit "Free Congo", on est là pour toutes les causes, mais principalement la nôtre : on fait du 8h-17h, et y en a certains ils partent de chez eux à 6h du matin et arrivent à la maison à 19h, et doivent faire encore les devoirs.
Pour Luka, le quotidien des lycéens est parfois compliqué.
Parfois, on n'a même pas de profs, ce n'est pas indiqué sur Pronote, mais quand nous on n'est pas là, ils appellent tout de suite, ce n'est pas normal. On est aussi 30 en classe, et il n'y a pas de clim, on a dû mal à respirer. Il y a aussi des fenêtres qui ne s'ouvrent pas, qui sont bloquées.
Maxime est lui au lycée Simon Lazard pour étudier l’hôtellerie-restauration.
Je sais qu'en terminale, on fait du 8h-22h pour nous apprendre à gérer un service, afin qu'on soit bien formés, mais on aimerait au moins que la matinée, ainsi que la journée, soient adaptées pour nous, pour qu'on puisse faire d'autres choses. Parce qu'on n'a pas le temps pour des activités extrascolaires : je fais du handball et je ne peux plus y aller, je ne peux plus encadrer les petits ; ils n'ont donc plus d'entraîneur.
Une nouvelle journée de mobilisation, baptisée « acte III », est prévue ce mardi, à l’appel de l’Union syndicale lycéenne et avec le soutien de plusieurs syndicats de l’Éducation nationale.


