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La télémédecine de plus en plus présente dans les hôpitaux et prisons de la région

La télémédecine de plus en plus présente dans les hôpitaux et prisons de la région

Photo : Capture d'écran - Pulsy

Depuis le début de la crise du coronavirus, les consultations de télémédecine ont énormément augmenté dans la région. La télémédecine permet d’avoir un contact avec un médecin à distance grâce à la visioconférence. Alors forcément, en pleine pandémie mondiale, ce système a été plébiscité par les professionnels de santé.

Jérôme Boutet, chef de projet télémédecine au sein du groupement d’intérêt public à but non lucratif Pulsy.

On a multiplié par plus de 40 l'usage de télémédecine sur toute la France et dans notre région en particulier. Dans le Grand Est, on estime à 3000 le nombre d'actes par jour de téléconsultation qui ont été réalisés. Aussi bien pour des patients qui ont été touchés par le coronavirus mais également et surtout pour le suivi des patients qui ont des pathologies chroniques. Parce que ces patients-là, coronavirus ou pas coronavirus, continuent à avoir leur pathologie et ils ont besoin d'avoir accès à leur médecin. 

Avant la crise du COVID-19, beaucoup de patients et de professionnels de santé avaient des aprioris sur la télémédecine.

Avant, il y avait un certain nombre de freins ou des aprioris par rapport à la télémédecine mais le fait d'avoir dû se lancer dans la télémédecine pour pouvoir continuer ces actes, ça va permettre de dédramatiser cette télémédecine et se dire qu'elle peut rentrer dans le cadre de leur parcours de soins. 

Evidemment, la téléconsultation ne remplace pas une vraie consultation. Mais dans certains cas, comme en ce moment, elle peut s’avérer très utile. De nombreux médecins de la région Grand Est ont d’ailleurs fait appel à Pulsy pour s’équiper pendant la crise.

La télémédecine est déjà bien déployée dans les hôpitaux de Moselle-Est et de proche Alsace 

La télémédecine est bien implantée dans les hôpitaux de Moselle-Est et de proche Alsace. Dans les hôpitaux de Sarreguemines, Forbach et Saint-Avold, par exemple, la téléradiologie a été mise en place depuis plusieurs années.

La téléradiologie, elle permet à un radiologue de pouvoir interpréter à distance les images qui sont faites localement, donc à Sarreguemines par exemple, à Saint-Avold ou à Forbach. Le radiologue ça peut être soit un radiologue du centre hospitalier mais qui est en astreinte chez lui et qui doit interpréter une radio, plutôt que de le faire au centre hospitalier il peut le faire depuis son domicile et donner son diagnostic. Ou bien, il y a un échange qui va être fait dans le cadre de spécialités très précises comme par exemple la neuroradiologie avec le centre hospitalier de Nancy. 

Les radio sont donc faites en Moselle-Est et peuvent être envoyées à des experts situés dans les grands Centre Hospitaliers Universitaires (CHU) de la région sans que le patient n’ait besoin de se déplacer. Environ 400 expertises de téléradiologie sont réalisées chaque mois à Sarreguemines, Saint-Avold et Forbach.

Le télé-AVC à Sarrebourg et Saverne

Autre exemple de télémédecine dans les hôpitaux de Saverne et Sarrebourg, le télé-AVC a été mis en place depuis plusieurs années. Selon Jérôme Boutet, le télé-AVC peut permettre d’éviter aux patients d’avoir des séquelles trop importantes.

Dans 20% des cas c'est ce qu'on appelle une hémorragie cérébrale, c'est à dire une rupture d'un vaisseau sanguin. Et puis dans 80% des cas, c'est une occlusion qu'on appelle un infarctus cérébral. Dans le cadre de cette occlusion, il y a un traitement qui existe et qui est simple à appliquer, mais il faut que ce soit dans un délai inférieur à 4h30. Et l'expertise, pour pouvoir décider de ce qu'on appelle la thrombolyse elle ne peut être donnée que par des experts qui sont soit à Nancy, soit à Strasbourg. 

Il faut réagir dans un délai de 4h30. La télémédecine peut donc permettre aux patients de gagner un temps précieux.

Le neurologue va pouvoir être en contact avec le médecin urgentiste, l'assister dans l'examen clinique, va s'appuyer justement sur la téléimagerie puisque le neurologue va avoir accès instantanément à l'imagerie, à l'IRM ou le scanner qui est fait du patient, et va pouvoir donner son diagnostic en complément de celui du médecin urgentiste qui ensuite pourra réaliser le traitement pour le patient. 

Aux hôpitaux de Saverne et Sarrebourg, une vingtaine de ces téléconsultations sont réalisées chaque mois pour des suspicions d’AVC.

Des téléconsultations pendant la dialyse

Dans les centres de dialyse de Freyming-Merlebach et Saint-Avold, la téléconsultation a été mise en place depuis plusieurs années.

On a un grand nombre de téléconsultations chaque mois. Ces téléconsultations visent à permettre aux patients durant leur dialyse d'avoir un dialogue avec leur néphrologue, ce qui évite d'avoir des déplacements en plus des dialyses de ces patients. Donc ça permet d'avoir ses consultations de suivi. 

La téléconsultation ne remplace bien sûr pas les vraies consultations. Mais dans certains cas il permet de ne pas déplacer les patients de Moselle-Est vers les grands centres hospitaliers de Metz, Strasbourg et Nancy.

La télémédecine arrive dans les prisons de Sarreguemines et Oermingen

La télémédecine s’implante dans les prisons de Sarreguemines et Oermingen. Cette technologie permet d’avoir des contacts à distance entre le patient et le médecin. La Maison d’Arrêt de Sarreguemines et le centre de détention de Oermingen ont été équipés par Pulsy, un groupement d’intérêt public à but non lucratif dont l’objectif est de développer des projets de e-santé dans le Grand Est.

En milieu pénitentiaire c'est quelque chose qui est déjà installé dans de nombreuses autres prisons dans le Grand Est. Et ça permet, d'une part, d'éviter des extractions de détenus pour les emmener pour des consultations, comme des consultations d'anesthésie avant une opération. Donc c'est un gain de temps, en termes d'organisation, en termes de sécurité. Mais c'est aussi la possibilité de pouvoir apporter une offre de soins qui aujourd'hui est compliquée en milieu pénitentiaire. 

Ça peut être utile pour des consultations de dermatologie par exemple ! Les consultations auraient d’ailleurs déjà dû commencer dans les deux prisons mais la formation des personnels a été décalée à cause de la crise sanitaire. La technologie sera effective d’ici quelques semaines.

Margot Benabbas

| mardi 26 mai 2020 à 05:12 - Mise à jour à 10:40

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