Carling/Saint-Avold : après les vapocraqueurs, une nouvelle page industrielle s’écrit
La plateforme industrielle de Carling/Saint-Avold connaît aujourd’hui une nouvelle dynamique. Construite sous sa forme actuelle en 1947, elle a traversé les nombreuses mutations industrielles. La fermeture des vapocraqueurs aurait aussi pu fragiliser durablement le site et l’emploi local. Pourtant, la plateforme a su se réinventer et attire désormais de nouveaux investisseurs.
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Georges Joris, le président de l’association industriels de la plateforme, est aussi le directeur de Total Énergies. Son groupe montre l’exemple en matière de développement.
Le secteur qui est en fort développement actuellement, c'est celui des batteries électriques. Elles ont déjà deux tranches qui ont été installées et qui sont en fonctionnement. Aujourd'hui, on parle d'une très grosse troisième tranche qui permettra de stocker l'électricité. Avec les renouvelables, la production d'électricité n'est pas forcément alignée avec la consommation d'électricité, alors avoir des batteries permettra de faire l'alignement entre la consommation et la production.
L’autre grand nom de la plateforme, Arkema, qui emploie comme Total Énergies 400 personnes, vient d’injecter une très grosse somme d’argent.
Il y a un très grand projet de 130 millions d'euros d'économie d'énergie, c'est pour la décarbonation de leur production. Ce sont deux lignes de distillation d'acrylate qui ont été mises en place. La première ligne fonctionne, et la deuxième ligne sera connectée au site au mois d'octobre.
Des arrivées et des emplois à la clé
Le site connait donc une phase d’expansion. Si SNF, Afyren Neoxy et MAASH ont les voyants au vert, les nouveaux arrivants comme Stockmeier, distributeurs de produits chimiques, et Circ, une usine de recyclage avancé de textile, espèrent pouvoir faire de même.
Le démarrage de Stockmeier est prévu pour le début de l'année 2027 avec une vingtaine d'emplois dans un premier temps. Pour Circ, ils viennent à peine de déposer leur permis d'exploitation, qui doit être instruit par les autorités, et une fois que cela sera fait, l'an prochain il y aura la décision d'investissement et après il faudra encore compter un ou deux ans de construction avant de pouvoir démarrer.
Aujourd’hui, la plateforme composée de 14 acteurs industriels fait travailler 1200 personnes. Des centaines d’emplois sont attendus dans les mois et années qui viennent.


