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Une année blanche pour les artificiers

Une année blanche pour les artificiers

Une autre victime de la crise Covid : les artificiers. Comme tous les acteurs du monde culturel, ils ne sont « pas essentiels » et pourtant « tout le monde aime les feux d’artifice » nous rappelle Jean-Marc Sommer, artificier dans le Grand-Est. C’est une année blanche qui se termine pour eux avec la mise en place du couvre-feu qui restera effectif pour le 31 décembre.

Une activité qui tourne au ralenti

Jean-Marc Sommer est CPE au lycée Leclerc à Saverne, mais aussi, depuis 35 ans, artificier pour la compagnie Les Artisans du Spectacle. Cette année, le manque d’événements, de spectacles et l’interdiction de se rassembler ont forcément impacté son activité. 

Il y a toujours des prétextes à inclure des feux d’artifice, des rendez-vous qui drainent un grand public. Comme en ce moment on ne peut plus de drainer de grand public, les activités sont restreintes.

L’artificier a tout de même réussi à sauver les deux dates les plus importantes du calendrier pour un artificier : les 13 et 14 juillet. Le 13 juillet, à Saverne, c’est depuis un lieu secret que le feu a été tiré.

Pour le 31 décembre, l’artificier a proposé de refaire la même chose à la municipalité de Saverne qui n’a pas donné suite.

Jean-Marc Sommer - artificier à Saverne

Une solidarité entre artificiers

Au même titre que les intermittents du spectacle, pour garder leur qualification de tir, les artificiers doivent justifier d’un certain nombre de feux tirés. Pour que tout le monde puisse avoir son quota, les artificiers de la région Grand-Est se sont réparti les feux.

Nous sommes, tous les artificiers, très solidaires. On a essayé de se répartir la charge des feux pour que tout le monde puisse pratiquer parce que nous avons obligation de tirer 3 feux d’artifice en 2 années pour pouvoir conserver notre qualification de tir. On a eu un petit prolongement de délai de la préfecture pour valider nos certificats de tir, mais n’empêche que, pour beaucoup, ça va être délicat de pouvoir dire, j’ai tiré 3 feux.

Concernant les aides de l’État, Jean-Marc Sommer attend toujours.

On parle de beaucoup d’aides, mais dans le domaine de la culture et notamment de la pyrotechnie, on ne voit pas venir grand-chose. Il faut compenser, il faut attendre, il faut vivre sur les réserves.

Surtout qu’être à l’arrêt engendre des frais aux artificiers. Les produits sont importés de Chine, d’Espagne ou d’Italie et doivent ensuite être stockés.

Les lieux de stockage sont réglementés par la préfecture. Stocker tout ça, c'est des frais, c'est de prises de risque et le fait de devoir attendre, il faut avancer la trésorerie et il faut surveiller les stocks parce que les produits ne sont pas non plus éternels.

Cette année, les feux d’artifices se feront rares pour le passage à la nouvelle année. Jean-Marc Sommer reste optimiste et espère pouvoir reprendre une activité « normale » l’année prochaine.

Camille Bazin

| jeudi 17 décembre 2020 à 04:54 - Mise à jour à 09:57

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