Les communes se dotent de plus en plus de caméras de vidéoprotection, exemple à Etzling

De plus en plus de communes se dotent de caméras de vidéoprotection, c’est le cas en Moselle. Dernièrement, 138 caméras ont été validées pour 23 collectivités par le préfet et une commission au préalable. Il s’agit soit de nouvelles installations, soit d’un renouvellement d’exploitation. Exemple à Etzling où nous avons rencontré le maire Jean-Luc Jehin.
Son N°1 - Les communes se dotent de plus en plus de caméras de vidéoprotection, exemple à Etzling
J'ai été personnellement touché par deux cambriolages, et là on n'avait pas encore ce qu'on a aujourd'hui. On n'a jamais pu retrouver les auteurs.
Personne n’est épargné par les cambriolages, pas même le maire. Etzling disposait de 4 caméras depuis 2007, mais la municipalité a décidé de renforcer et moderniser son dispositif.
Ici, vous vous situez à l'entrée du village en venant de Behren et en venant de Spicheren pour accéder au centre du village.
Des installations à des endroits stratégiques en concertation avec un gendarme spécialisé sur ce sujet.
Les caméras servent surtout à voir qui rentre au village, qui sort du village, surtout pour contrôler au cas où il y aurait eu des incivilités ou bien des cambriolages.
14 caméras au total désormais pour un coût d’environ 25 000 euros. Elles permettent de surveiller également dans son village les bâtiments publics, l’abandon de déchets ou encore les infractions routières.
Les gens se sentent peut-être plus en sécurité, je l'espère du moins puisqu'on a fait quand même une installation digne de ce nom qui a quand même coûté de l'argent, donc j'espère qu'ils apprécient cela et qu'ils se sentent bien à Etzling.
La vidéoprotection : un système très réglementé
Peu de personnes peuvent consulter les enregistrements. Les forces de l’ordre, le maire ou encore les gardes-champêtres. Les caméras ne peuvent pas non plus tout filmer. Tout est strictement réglementé comme le rappelle Cécile Hartmann, magistrate honoraire à la Cour d’Appel de Metz et présidente de la commission.
Je vais vous répondre par deux phrases simples mais qui disent le droit. La première c'est : le public filme le public, la deuxième : le privé filme le privé.
Leur nombre est aussi limité selon les besoins.
Il y a des critères. Il y a d'abord le principal critère qui est le principe de proportionnalité. Les systèmes de protection de voie publique mis en oeuvre par l'autorité publique compétente doivent répondre à un ou plusieurs finalités du code de la sécurité intérieure.
Avoir un système de vidéoprotection n’est pas obligatoire, c’est au conseil municipal d’en décider l’intérêt. La commission réunissant un magistrat, un maire, un représentant de la chambre de commerce et une personnalité qualifiée se retrouve toutes les 6 semaines pour valider ou non les demandes.