Fénétrange : L’espace culturel Hervé Malblanc, un laboratoire pour la musique dans un château
À Fénétrange, une nouvelle page s'ouvre pour le château. Son aile du XVIème siècle, longtemps laissée à l'abandon après les importants dégâts subis à la fin de la Seconde Guerre mondiale, reprend vie. La municipalité en a fait un espace dédié à la musique acoustique. Le maire, Benoît Piatkowski, nous présente ce nouveau lieu.
Son N°1 - L’espace culturel Hervé Malblanc, un laboratoire pour la musique dans un château
La porte d’entrée que nous poussons est celle de l’espace culturel Hervé Malblanc, fondateur du festival de musique de Fénétrange en 1978. Dès le premier regard, nous sommes happés par une gigantesque fresque.
Ce que l’on a reproduit ici, c’est la fresque que Klimt a réalisée sur la 9ème symphonie de Beethoven. Il s’agit de l’hymne européen, l’« Hymne à la joie » : c’est un peu tout l’esprit de cet espace culturel.
Au premier étage, l’élu a souhaité un lieu de convivialité.
C'est le foyer-bar qui permet la partie conviviale avant, pendant et après les concerts, mais aussi de créer ce qu'on appelle un café éphémère qui est tenu à l'association du PEDAC, qui est cette école de musique associative qui a quand même plus de 200 inscrits.




Les travaux engagés ont été réalisés tout en respectant l’âme des lieux. De la restauration à l’appel de mains locales, rien n’a été laissé au hasard.
On a aussi fait venir le lycée Labroise de Sarrebourg, avec les classes de menuiserie et de verrerie. Par exemple, vous voyez ici les luminaires qui sont suspendus dans la cage d'escalier, ils ont été fait par la classe de verrerie.
Un auditorium conçu pour retrouver des sons authentiques
Et c’est au 2ème étage que se trouve un auditorium pas comme les autres. La pièce Aldo Ciccolini ne comporte aucun micro, ni aucun haut-parleur.
L'idée, c'est comme dans les théâtres à la grecque, on peut chuchoter à un endroit du théâtre et tout le monde l'entend.


Différents outils ont été mis en place pour cette salle de près de 200 places.
Sur les côtés, on trouve ce que l’on appelle des résonateurs plans. Grâce à l’impulsion de l’onde sonore, le son parvient aux oreilles de l’auditeur assis en face. Ils servent à réverbérer le son.
Ce travail très minutieux vient déjà de permettre de nouer un partenariat ambitieux.
Cet endroit est prévu pour devenir aussi un studio d'enregistrement. On est en train de travailler sur un partenariat pour les jeunes pianistes qui n'ont pas les moyens, mais qui sont très souvent évidemment très virtuoses à ce niveau d'étude, avec le Conservatoire de Paris, on va leur faire leur premier CD.
L’ensemble de l’opération aura coûté moins de 1.5 millions d’euros avec l’aide de différents partenaires dont l’Europe.


