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Goji du Val : des baies de goji 100% mosellanes

Goji du Val : des baies de goji 100% mosellanes

On poursuit notre saga consacrée à la commune du Val de Guéblange et à ses habitants. Pour ce quatrième numéro nous partons à la rencontre de Nicolas Flory. Ce jeune homme de 28 ans, originaire de Sarre-Union, est le dirigeant de l’entreprise Le Goji du Val, une exploitation de baies de goji. Après avoir vécu entre la Chine et l’Alsace et avoir travaillé pour un fond d’investissement puis dans l’évènementiel, c’est au Val de Guéblange que Nicolas a posé ses valises pour devenir agriculteur.

La baie de goji qu’est-ce que c’est ?

La baie de goji est réputée pour être un « super-aliment » mais qu’est ce que ça veut dire ? Nicolas Flory nous raconte l’origine de ce fruit.

La baie de goji c’est un fruit qui pousse dans la région du Ningxia dans les plateaux tibétains. C’est là que ça se cultive depuis des centaines d’années. On le considère comme un super-fruit grâce à ses propriétés anti-oxydants et à son apport en vitamines et en fibre.

Sauf que, comme tout produit importé, la baie de goji comme nous la consommons en France n’est pas forcément le super-aliment que nous pensons.

Lorsqu’il doit y avoir un traitement phytosanitaire sur les baies ça se fait avec des canadaires. Le label bio n’est pas le même selon les pays et enfin, pour reprendre une étude de l’UFC que choisir, ils avaient fait en une du magazine « La baie de goji riche en ... pesticides ». Il faut aussi savoir qu’il peut y avoir des traces de nicotine car ils se servent du tabac pour absorber l’humidité lorsqu’ils le font sécher. Donc aux finales ce qu’on est censé acheter pour notre bien être ne l’est plus à un certain moment.

De plus, dans la mesure où il n'est pas légal de l'importer en l'état de fruit frais hors région de culture, la baie de goji importée est uniquement commercialisée en France sous forme de fruits secs.

Un plant spécialement créé pour la France

L’histoire du Goji du Val, c’est tout d’abord l’histoire d’une rencontre.

Un moment donné je faisais énormément d’aller-retour entre Shangaï et l’Alsace. C’est là que j’ai rencontré deux pépiniéristes et un généticien. Ces derniers avaient travaillé pendant 10 ans sur le plant parfait. C’est-à-dire un calibre au-dessus de ce que les Chinois pouvaient faire avec un goût sucré, sans amertume et bien sûr labélisable en bio.

Les plants utilisés par Nicolas ont donc été biologiquement créé pour la France. Il est temps d’aller les voir d’un peu plus près.

A la base ça ressemble un peu à un petit olivier et ensuite c’est plutôt comme une vigne. Là on est dans le premier cycle de fructification donc ils ont un goût encore plus sucré que les prochains. Ici on a 1200 plants et il faut savoir qu’il faut attendre trois ans pour arriver à la maturité de la plante donc il me reste encore une demi année au moins à attendre.

Pour la récolte, il faut s’armer de patience, tout se fait à la main. Pour cueillir 1kg de baie de goji il faut en moyenne 1h30.

On ne peut pas le peigner parce que, comme on peut le voir, sur une grappe il y a d’abord les fleurs puis le fruit donc si on devait utiliser un peigne à myrtilles on ne pourrait pas. Tout à la main !

Un fruit pour plusieurs dérivés

A partir de la baie de goji, Nicolas Flory propose toute une gamme de produits dérivés.

On a essayé de faire une gamme assez vaste donc ça va de la baie de goji fraîche, au thé avec les feuilles à la confiture. Depuis peu nous travaillons aussi sur du miel, et ça c’est une première mondiale, pour créer du miel de goji.

Nicolas espère être le premier au monde à commercialiser du miel de goji.

Je voulais avoir des ruches pour assurer la polénisation des plants de goji. On le décline de différentes manières, c’est la première année où on fait un miel de printemps et je pense qu’on s’en sort assez bien. La deuxième étape ça sera le miel d’acacia et en transhumance nous allons essayer le miel de goji. Si les analyses pouvaient prouver qu’il y a une certaine teneur en pollen de goji ça serait non seulement une première mais aussi un produit qui pourrait concourir au salon de l’agriculture.

Une partie de la production de Nicolas part aussi dans un tout autre domaine : celui de la recherche médicale.

En termes de rémission, pour certains cancers, les chercheurs auraient tendance à croire qu’il y aurait des bienfaits.

Les produits de Nicolas Flory sont à retrouver au restaurant La Fleur de Sel à Sarralbe. 

Un bâtiment autonome

Pour développer son entreprise et transformer sa matière première, Nicolas Flory a dû créer un bâtiment sur son lieu de production. En deux ans, il a réussi à faire sortir de terre un bâtiment 100% autonome.

Il y a un stockage de l’électricité dans des batteries produite grâce aux panneaux solaires. Le bâtiment peut vivre sur ses réserves pendant 6 mois. Il y a également une sur-isolation donc, en été, c’est agréable il fait quand même frais et, en hiver, il fait chaud à l’intérieur. D’autre part, il y a également un système de stockage et de filtration d’eau pluviale qui est pour la consommation personnelle et pour la transformation de la gamme.

Vous pouvez contacter Nicolas Flory par téléphone au 06.82.78.40.76 ou par mail legojiduval@gmail.com

Camille Bazin

| jeudi 16 juillet 2020 à 04:15 - Mise à jour le 18 juillet 2020 à 12:39

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