Gros-Réderching : Pour lutter contre les inondations, le déversoir d’orage du bassin de rétention a été optimisé
La Communauté de communes du Pays de Bitche a procédé à des travaux de réfection du chenal d’écoulement du bassin de lutte contre les inondations, "Am Thal", situé avant la commune de Gros-Réderching, en venant de Sarreguemines. L’eau, dans ce bassin est retenue par une digue naturelle. Le déversoir d’orage, endommagé durant les dernières crues, a été amélioré.
Son N°1 - Pour lutter contre les inondations, le déversoir d’orage du bassin de rétention a été optimisé
La nouvelle installation sert, au cas où le bassin arriverait à son maximum de contenance. C’est ce qu’on appelle, le déversoir.
Ces travaux, qui se sont achevés avant Noël, ont pour but de prévenir les débordements du bassin de rétention. Nicolas Malartre est en charge de la maîtrise d’œuvre, au bureau d’étude Ginger Burgeap.
Il arrive que, pour des crues qui sont plus fortes, on ait une montée des eaux, en haut de la digue. Pour ces ouvrages, on prévoit un ouvrage qui permet que les excédentaires soient orientés vers un chenal qui résistera à ces débits, et qui limitera les risques d’érosion de la digue.


Des travaux à la suite des inondations de 2024
Ces travaux font suite aux crues de mai 2024. Norbert Dor est vice-président à la Communauté de Communes du Pays de Bitche.
Il y a eu de grandes crues qui ont raviné le déversoir du bassin de rétention de Gros-Réderching. Toute la partie en aval du bassin a été refaite, là où l’eau s’écoulait lorsqu’il y avait le déversoir.
La digue de ce bassin est toutefois équipée d’un écoulement qui permet de réguler le flux d’eau, avec un débit réduit vers le ruisseau attenant. En cas de fortes précipitations, un déversoir d’orage avait été mis en place en 2006, pour éviter les débordements. Celui-ci a été réfectionné et amélioré pour prévenir une rupture de la digue lors des intempéries.
On a remis des enrochements bétonnés pour que l’eau n’aille pas gratter les terrains. En bas de cette rampe, une fois que l’eau a pris de la vitesse, on a fait une dépression en enrochement, plus renforcé. Le gros débit vient se casser en bas de la rampe, dans cette sorte de « piscine ».
Au bout de ce parcours, l’eau déborde dans les champs de manière plus homogène. Cette installation permet de briser le débit en cas de surplus d’eau dans le bassin.
Il n’y a plus une grosse poussée d’eau qui vient en une fois et qui ravine en creusant la terre.
La semaine prochaine, des travaux de sécurisation du chemin qui passe sur la crête de la digue débuteront. Le coût de tous ces travaux s’élève à près de 150 000€. 44% de la facture est prise en charge par l'Etat.


