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Gilets Jaunes : 1 an de colère

Gilets Jaunes : 1 an de colère

Photo : Radio Mélodie

Retour sur un mouvement né le 17 novembre 2018

17 novembre 2018. Près de 300 000 personnes sont descendues dans la rue pour manifester leur mécontentement. 2034 points de rassemblements ont été constatés. Voilà deux chiffres donnés par le Ministère de l'Intérieur. En Moselle, on a dénombré 11 points de mobilisations. Une dizaine également dans le Bas-Rhin.

Ce mouvement a débuté un samedi 17 novembre mais il a continué au fil du temps, toujours le même jour : le samedi. On se souvient tous de divers événements dans plusieurs communes.

Saint-Avold : les routes bloquées à la zone commerciale, les actes de violence du 1er décembre, les vitrines brisées, les actions de péage gratuit sur l'A4,...

Forbach : les blocages à la zone commerciale et sur l'A320, le rassemblement régional du 06 avril, les incendies du campement au rond-point du Macdonalds, le drapeau européen décroché à la Mairie,...

Sarreguemines/Hambach/Puttelange-aux-Lacs : les voies rapides bloquées et le rond-point de la SMART pris comme siège, les actions de péage gratuit, la manifestation pacifique dans la rue avec un DJ, le rassemblement avec les agriculteurs devant la préfecture, le rond-point de Marie Blachère,...

Phalsbourg/Sarrebourg : les blocages de la RN4, les manifestations pacifiques, l'interdiction des LBD par le maire de Phalsbourg, le campement des gilets jaunes sur le rond-point de la RN4...

Où en est-on un an plus tard ? 

365 jours plus tard, les campements sont plus restreints, tout comme le nombre de gilets jaunes. Mais ils sont toujours là. Que ce soit à Sarreguemines, Saint-Avold, Phalsbourg, etc... D'autres restent gilets jaunes, mais à la maison et ont repris leur vie quotidienne sans oublier la cause pour laquelle ils se battent.

Les blocages ont disparu et ont laissé place aux échanges avec ceux et celles qui le souhaitent. Les combats se font d'une autre manière. 

Raymond est retraité des Houillères. Il est gilet jaune à Saint-Avold. Il nous rappelle pourquoi les Français sont descendus dans la rue.

Et encore là, la liste est non-exhaustive.

Le 17 novembre, nos témoins s'accordent pour dire qu'une famille est née. Que la fraternité a pris le dessus sur l'individualisme. C'est ce que nous confirme Dominique, gilet jaune à Brumath.

Ce jour-là, Raymond de Saint-Avold a rencontré un gilet jaune qui souffrait. Cela faisait 15 jours qu'il mangeait des croquettes pour chat afin d'assouvir sa faim. Aider les plus démunis. Voilà en grande partie ce que souhaitent encore aujourd'hui les gilets jaunes toujours présents.

Jacqueline est gilet jaune à Puttelange-aux-Lacs. Elle dénonce cette souffrance encore aujourd'hui.

Brigitte, elle, est en situation de handicap depuis 2015. Gilet jaune à Sarreguemines, cette ex aide-ménagère accable l'Etat sur son inaction pour les professions sociales.

La vie économique et ses salariés. Les inégalités entre les riches et les pauvres. Le chômage. De gros points de conflits entre les gilets jaunes et l'Etat qui se sont souvent renvoyés la balle.

La tension est donc montée et des violences ont vite pris le dessus entre les forces de l'ordre qui faisaient régner l'ordre et les manifestants... Ces violences ont beaucoup fait l'actualité. Destruction de commerces tout d'abord puis agressions physiques des deux côtés (tirs de LBD d'un côté, jets de pavés de l'autre). 

Des centaines de blessées sont à déplorer depuis un an. Raymond de Saint-Avold se souvient d'une manifestation à Paris le 16 mars dernier avec un certain David.

Raymond ne met pas tous les forces de l'ordre dans le même sac mais pour certains comme Dominique de Brumath, il est difficile de faire marche arrière quand la situation dégénère après tout ce qu'il s'est passé.

Il y a les formes mais il ne faut pas oublier le fond. Les revendications. On l'a évoqué au tout début avec Raymond. L'Etat a en partie réagi. Mais est-ce que c'est suffisant ? 

Les gilets jaunes ont réussi à se structurer en un an comme nous l'explique Guillaume, gilet jaune à Phalsbourg.

Cédric Kempf

| dimanche 17 novembre 2019 à 05:00 - Mise à jour le 18 novembre 2019 à 17:08

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